Entrepreneuriat: «La fabrication de produits en cuir est ‘Cost Efficient’»

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Geershwin Kamudu (à dr.) tente de sauver Gavik Co Ltd en lançant de nouveaux produits.

Geershwin Kamudu (à dr.) tente de sauver Gavik Co Ltd en lançant de nouveaux produits.

Après la formation offerte par SME Mauritius Ltd en collaboration avec le ministère de l’Entrepreneuriat pour promouvoir la production de cuir à Maurice comme mentionné dans le Budget 2019/2020, Gavik Co Ltd compte tirer avantage de cette formation d’une semaine. Ayant déjà de l’expérience dans la fabrication de divers produits, l’entreprise va lancer une nouvelle gamme d’items en cuir tels que ceintures, sacs et chapeaux d’ici l’année prochaine.

«J’ai payé un fee de Rs 500. Cette somme comprenait le déjeuner, le training et les matériaux. Il y avait quatre à cinq panneaux de cuir. C’est un bon départ mais il faudrait un suivi pour vraiment promouvoir la fabrication de ces produits.» Au dire de Geershwin Kamudu, gestionnaire de la production et de la livraison, les participants ont appris la base et les différentes façons de travailler le cuir.

«La fabrication de produits en cuir est ‘cost efficient’ mais il faut essayer pour voir. Le business implique prendre des risques. Les machines coûtent cher, de même la maintenance et le matériel. Il nous faut payer environ Rs 1 000 pour un panneau d’un mètre. Il y a différents types de cuir, comme la peau de boeuf et celle de chèvre.» Du fait que c’est un projet coûteux, Geershwin Kamudu travaille actuellement sur les échantillons pour se perfectionner. Pour lui, se précipiter et faire des produits à défaut serait une perte d’argent.

«Certains ne sont pas d’accord pour acheter des produits faits de peau animale mais il y a une clientèle pour le cuir ainsi que pour le coton bio.» Par ailleurs, un autre projet auquel pense Gavik Co Ltd est de se lancer dans la fabrication de produits à base de fibre d’ananas et de banane subséquemment. Cependant, il déclare que ces derniers coûteront plus cher que le cuir.

La famille Kamudu a commencé à opérer Gavik Co Ltd en 2015. Elle a débuté avec la production de sacs en jute. Cependant, malgré la demande, la vente de ce produit ne suffisait pas. L’entreprise s’est lancée par conséquent dans la production de peluches et d’autres produits comme le prêt-àporter en coton bio, les chapeaux et autres accessoires.

À la fin de 2018, pour innover, l’entreprise commence à travailler avec du semi-cuir. Toutes ces innovations ont fini par totaliser environ 300 modèles de produits. «Notre but est d’offrir des produits de haut standard et de vendre à des prix élevés. Étant une petite entreprise, nous prenons des commandes qu’on pourra gérer», confie Gabriel Kamudu, le Managing Director, qui compte plus d’une trentaine d’années d’expérience dans l’entrepreneuriat.

Le fil de coton bio est importé et le tissage, la teinture et l’impression sont faits à Maurice, selon la demande du client. Par la suite, l’usine de Gavik monte le produit. L’entreprise compte plus d’une dizaine de machines au total. L’usine située à Rose-Hill, qui compte une dizaine d’employés, a une capacité de produire 7 000 items par mois.

Les obstacles

Gavik Co Ltd fait du «business to business». Elle travaille avec les hôtels, entre autres, mais espère plus tard exposer des produits à l’usine. Par ailleurs, la vente au niveau du marché intérieur a baissé, confie Gabriel Kamudu. «Les grandes entreprises travaillent ensemble et les petites entreprises sont délaissées. D’autre part, les produits importés sont à meilleur marché. Nous perdons des clients à cause de cela.»

En outre, au dire du Managing Director, le chiffre d’affaires de l’entreprise n’est pas encore stable en raison des annulations de commande. L’entreprise n’exporte pas ses produits régulièrement, mais reçoit quelquefois des commandes de La Réunion, d’Italie ou du Canada.

Geershwin Kamudu explique que la crise financière en Europe a eu un impact négatif sur les commandes. De plus, les produits sont exposés au Mauritius Duty Free Shop et aussi dans le magasin de la SME de l’aéroport. «Après cinq ans de travail, l’entreprise «works on loss». Il nous faut être patient et persévérer. Lancer également de nouveaux produits», confie Gabriel Kamudu.

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