Abolition des Pre-Reg exams: les aspirants médecins soulagés

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Le Conseil des ministres a décidé, hier, vendredi 27 septembre d’abolir l’examen nécessaire au pré-enregistrement des médecins pour faire leur internat. Il a accepté l’introduction du Medical Council (Amendment) Bill au Parlement, après consultation avec l’Ordre des médecins. L’objectif du projet de loi est d’amender la Medical Council Act pour supprimer l’obligation faite aux aspirants médecins de passer cette épreuve.

Le président de la Medical Health Officers Association, le Dr Vinesh Sewsurn, explique que cette nouvelle est accueillie «favorablement au niveau de l’association». Il estime qu’il était grand temps car cet examen d’entrée, introduit en 2016, n’était plus adapté étant donné qu’il était organisé par le Nomination Board of India ou le Medical Council.

«Les questions posées sont plus abordables pour les diplômés de la Grande péninsule alors que pour ceux d’Europe, des États-Unis, par exemple, elles n’étaient pas convenables. J’avais déjà proposé que l’on ait un seul examen à la fin de notre internat.» Il ajoute que l’on pourrait même retourner à l’ancien système où les aspirants médecins prenaient part à des examens oraux, dans les départements les plus importants des hôpitaux.

La Private Notice Question du mardi 30 juillet était axée sur les difficultés que rencontrent les médecins qualifiés pour exercer à Maurice. Le leader de l’opposition, Xavier Luc Duval, avait demandé au ministre de la Santé, Anwar Husnoo, s’il était au courant qu’il y a environ 350 médecins spécialistes mauriciens «hautement qualifiés, qui ont étudié en France et qui sont confrontés à des obstacles pour exercer à Maurice». Cette pratique, selon lui, décourageait des médecins diplômés d’autres pays de travailler à Maurice.

Définition d’un spécialiste

La définition du spécialiste, selon la Medical Council Act 2000, repose jusqu’ici sur trois points, avait souligné le ministre de la Santé : «(a) A postgraduate qualification in a medical speciality obtained from a medical institution after having followed a course of training of not less than three years and passed the appropriate examination pertaining to the course; (b) A postgraduate qualification in a medical speciality issued by a recognized professional body; or (c) A recognized specific training in a sub-speciality undertaken after obtaining a qualification under paragraph (a) or (b), as I have mentioned earlier.»

Sollicité, le Dr Kailash Jagutpal, ancien président du Medical Council, est d’avis que c’est une très bonne idée. «Avec l’introduction de ces examens en 2016, nous avons vu avec douleur comment les aspirants médecins faisaient face à de nombreuses difficultés. Très peu de médecins pouvaient atteindre l’internat. Avec l’abolition de ces examens, ils auront 18 mois pour se rattraper et être à un bon niveau.»

Le Dr Shyam Nundun Singh Purmessur, président du Medical Council est, lui, resté injoignable à nos nombreux appels hier soir. Idem du côté du ministère de la Santé. Quant au leader de l’opposition, il explique n’avoir pas encore pris en considération tous les points pour se prononcer.

D’anciens ministres de la Santé sont aussi restés injoignables à hier soir.

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