Au Mozambique, l’engouement historique pour le hockey sur piste

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Un jeune s'entraîne au hockey sur piste à Maputo, le 3 septembre 2019.

Un jeune s'entraîne au hockey sur piste à Maputo, le 3 septembre 2019.

Le visage en sueur et le souffle court, les joueurs ont posé leur crosse en bord de terrain. C’est jour d’entraînement pour l’équipe de hockey sur patins à roulettes de l’Etoile rouge de Maputo et la chaleur sous le toit de leur gymnase est écrasante.

En cercle autour de leur coach, les adolescents écoutent ses dernières consignes avant de s’égayer aux quatre coins d’un parquet en bois usé pour un petit jeu à 5 contre 5.

«Je suis très heureux quand je joue au hockey. Je me sens vraiment bien, très à l’aise», confie au coup de sifflet final Mandra Jose Orlando Julai Laquece, 12 ans. «Plus tard j’aimerais bien devenir  professionnel».Parfois aussi appelé hockey sur piste, le hockey sur patins à roulettes est très populaire au Mozambique. Les inconditionnels disent presqu’autant que le foot ou le basket.

L’équipe nationale des moins de 19 ans a fini sur la troisième marche du podium d’un tournoi regroupant 81 pays disputé en juillet dernier à Barcelone.

Le sport a été introduit sur les rives de l’océan Indien pendant la colonisation portugaise et a survécu jusque-là.

«C’est devenue comme une drogue qui s’est enracinée dans le sang mozambicain», résume l’entraîneur de l’Etoile rouge, Zefanias Jose Taimo, 59 ans.

Le Mozambique a participé à sa première compétition internationale dès 1978, trois ans après son indépendance.

Mais depuis, il peine à perpétuer la tradition. «C’est très compliqué car notre pays a de sérieuses difficultés», reconnaît le coach Taimo, «mais on fait vraiment de notre mieux pour encourager les sports en général».

Considéré comme un des pays les plus pauvres de la planète, le Mozambique a été le théâtre d’une guerre civile meurtrière (1975-1992) et subit de plein fouet les effets du réchauffement climatique le long de ses 2.000 km de côtes.

Deux cyclones dévastateurs ont frappé ses côtes plus tôt cette année, faisant plus de 600 morts et d’immenses dégâts.

Malgré les difficultés de leur vie quotidienne, les jeunes joueurs de l’Etoile rouge ne rateraient leurs deux entraînements de la semaine pour rien au monde.

«J’adore patiner, je patine depuis que je suis tout petit», résume Romeo Nhacada Dimande, 13 ans, «c’est pour ça que j’aime vraiment jouer au hockey».

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