Licenciement: les 92 employés de PIM Ltd réclament leurs dus

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Julien Marie, Samuel Mootien et Darwel Jean (de g. à dr.) affirment ne plus pouvoir honorer leurs dettes.

Julien Marie, Samuel Mootien et Darwel Jean (de g. à dr.) affirment ne plus pouvoir honorer leurs dettes.

«Je veux mon argent pour lequel j’ai travaillé. J’ai trois enfants en bas âge qui doivent aller à l’école», déclare Darwel Jean, 31 ans. «Notre travail consistait à lutter contre les arnaques et au final, on s’est fait arnaquer», affirme-t-il. Après que Phone International Mauritius (PIM) Ltd, un centre d’appels situé à Port-Louis et qui opérait depuis mai dernier, a fermé ses portes mercredi, 92 employés se retrouvent sans emploi et sans leurs salaires du mois d’août et de septembre. L’entreprise est incapable d’honorer ses engagements.

«On nous a dit que nos salaires seront versés à travers une société appelée PIM Finance. Mais jusqu’à présent, aucun argent n’a été décaissé», avancent les trois employés que nous avons rencontrés.

Même les plus jeunes en souffrent. Samuel Mootien, 20 ans, dit qu’il doit s’occuper de sa mère et que sa famille compte sur son salaire. Les trois interlocuteurs mentionnent cependant qu’ils ont le soutien d’Ivans Castel, le directeur du centre d’appels.

Le directeur du centre d’appels se démène pour ses collègues

Ivans Castel, le directeur du centre d’appels, ne baisse pas les bras. Aux côtés de ses employés, il a déjà entamé toutes les procédures possibles afin de retrouver le président de la société et son associé, deux Français, qui les auraient arnaqués. Il raconte comment tout a commencé. «Cela s’est fait par hasard. J’étais sur un site de recrutement où le président Alain Fournier avait mis une annonce disant qu’il recherchait un directeur pour bâtir l’entreprise. J’ai envoyé ma candidature. Nous étions à trois sur l’affaire. De là, nous avons entamé les démarches pour la création de l’entreprise.»

Ivans Castel dit avoir envoyé le fichier salaire à la direction, afin de décaisser les fonds. Mais à chaque fois, c’était la même réponse : «On me disait ‘c’est en cours’, ‘il y a eu un problème de banque’, ou encore, ‘le virement était déjà fait’…» Il a appris que le président de la société aurait fait le même coup en Tunisie et qu’actuellement, il est à Marrakech, au Maroc. «Nous avons entamé des démarches auprès du ministère du Travail. J’ai porté plainte à la police et j’ai pris rendez auprès de l’ambassade de France, à Port-Louis, pour voir ce qu’il est possible de faire», nous dit-il.

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