Agressé au cutter dans son collège: «Si to pa donn mwa gato, mo koup twa»

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L’élève a dû recevoir 20 points de suture à l’hôpital.

L’élève a dû recevoir 20 points de suture à l’hôpital.

20 points de suture à la joue. Une cicatrice qui le marquera à vie. Un collégien de la Grade 8 dans un collège privé de Flacq s’en remet à peine. Il a été agressé à coups de cutter, mardi le 10 septembre, pendant la récréation, par un autre collégien. Tout cela, pour un gâteau…

Sollicitée, la mère de la victime relate que, depuis cet incident, son fils souffre atrocement et n’arrive plus à fermer l’oeil de la nuit. «Mon fils avait acheté un gâteau durant la récréation. Un jeune âgé de 13 ans, qui n’est pas de sa classe, lui a couru après pour le lui arracher. Mon fils ne s’est pas laissé faire», raconte notre interlocutrice.

Son fils aurait continué son chemin, mais l’autre collégien l’aurait suivi et menacé. «Si to pa donn mwa gato, mo koup twa», lui aurait lancé ce dernier. La victime n’aurait pas réagi. Et, selon sa mère, c’est à ce moment-là que le garçon a sorti un cutter pour balafrer son fils. «Les professeurs étaient en réunion. Heureusement, l’un d’eux a vu l’incident et n’a pas tardé à réagir.»

L’enseignant en question a emmené l’élève, qui saignait abondamment, à l’hôpital. «Il était paniqué et avait oublié mon numéro de téléphone, dit la maman, mais l’école à appeler mon époux.» Les parents du jeune garçon l’ont rejoint à l’hôpital de Flacq et, sur place, ils ont constaté que le personnel de l’hôpital avait déjà pris soin de lui.

Néanmoins, le père est toujours révolté à l’idée que son fils ait été agressé dans l’enceinte de l’école. «Une école sert à éduquer. Ce n’est pas un champ de bataille. Est-ce que les parents ne doivent plus faire confiance aux institutions scolaires en ce qui concerne la sécurité ? Je pense que les écoles doivent avoir un système de fouille à l’entrée.»

Quant au jeune agresseur, l’école a pris la décision de le renvoyer. Contacté pour une réaction, le secrétaire général de l’Union of Private Secondary Education Employees, Munsoo Kurrimboccus, fait ressortir que «dans la société, il y a des normes, des valeurs et des cultures. Les enfants doivent pouvoir accepter l’autorité des enseignants quand ils sont fautifs. Quand les professeurs exercent la discipline, la soumission est importante. C’est une manière de façonner l’enfant pour son futur dans le monde du travail. Si on n’accepte pas ce processus, dans tous les cas figures, il y aura des conflits». Il insiste d’autant plus sur le fait que les parents ont un rôle important à jouer lorsqu’ils envoient leur enfant à l’école. Notamment d’enseigner à ce dernier à ne pas agresser son prochain.

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