Mondial-2019 de rugby: le mystère écossais

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Le sélectionneur de l'Ecosse, Gregor Townsend, lors d'un entraînement de son équipe, à Murrayfield, le 23 août 2019.

Le sélectionneur de l'Ecosse, Gregor Townsend, lors d'un entraînement de son équipe, à Murrayfield, le 23 août 2019.

Mais que vaut l’Ecosse? Capable du meilleur comme du pire, le XV du Chardon ne dispose pas de beaucoup de certitudes à l’heure d’entamer la Coupe du monde de rugby dans un groupe A abordable.

Gregor Townsend ne sait plus trop sur quel pied danser. Son équipe est-elle celle capable de passer six essais à l’Angleterre comme en mars (38-38)? Ou sera-t-elle la formation surclassée deux fois par la France, en février (27-10) puis en août (32-3)?

Faute de régularité, le XV du Chardon ne semble pas vraiment avoir progressé sous Townsend, l’ancien ouvreur de Castres, arrivé en 2017.

Celui qui avait fait des Glasgow Warriors une machine à gagner ne parvient pas à trouver la bonne carburation. Contrairement à Vern Cotter avant lui, Townsend peut pourtant compter sur un pack efficace, dont la plupart des cadres sont issus d’Edimbourg, ravivé et solidifié par l’Anglais Richard Cockerill.

Mais les Ecossais continuent de traîner comme des boulets leur manque de puissance chronique, leurs incorrigibles fautes de concentration, ainsi qu’une fâcheuse tendance à mal débuter leurs matches.

- Du flair derrière -

Le Chardon peut toutefois espérer, car il est capable de tout: avec l’ouvreur du Racing Finn Russell à la charnière, et surtout Stuart Hogg à l’arrière, il dispose de deux attaquants de classe mondiale. Et si le cinq de devant manque probablement de puissance, il a trouvé en Hamish Watson le flanker capable de dynamiter les défenses.

Townsend semble en tout cas avoir les idées claires comme le montre sa décision de se passer du centre Huw Jones qui n’est plus que l’ombre du joueur qui avait explosé sur la scène internationale en 2016.

«Il y a eu un certain nombre de décisions difficiles à prendre (...) et quand c’était serré, on a fait attention à choisir des joueurs qui ont des qualités défensives solides», avait expliqué Townsend.

L’Ecosse aura sa carte à jouer dans un groupe A où, derrière l’Irlande, nouveau numéro un mondial du classement IRB, elle part avec l’avantage des pronostics pour s’adjuger le second billet pour les quarts de finale devant les Samoa, toujours imprévisibles, mais aussi devant le Japon qui évoluera à domicile.

«Nous allons prendre les matches un par un et essayer de tous les gagner. Si on arrive à sortir de notre poule, ce sera du rugby à élimination directe par la suite», a confié le talonneur et capitaine Stuart McInally.

Une langue du plus beau bois des forêts d’Ecosse ? Non, juste le signe d’une équipe pas tout à fait convaincue de son potentiel après deux derniers succès confortables face à la Géorgie (44-10 et 36-9).

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