British Airways: deuxième jour d’une grève massive des pilotes

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Des appareils British Airways stationnent sur le tarmac de l'aéroport de Heathrow à Londres, le 9 septembre 2019.

Des appareils British Airways stationnent sur le tarmac de l'aéroport de Heathrow à Londres, le 9 septembre 2019.

La compagnie aérienne British Airways (BA) a annulé une nouvelle fois la quasi-totalité de ses vols au Royaume-Uni mardi au deuxième jour d’une grève des pilotes et sans solution en vue dans ce conflit social portant sur les salaires.

Il s’agit de la première grève de leur histoire pour les pilotes de l’emblématique compagnie britannique qui a fêté ses 100 ans d’existence fin août.

BA a publié sur son site internet un communiqué identique à celui de lundi, annonçant l’annulation de presque 100% de ses vols, essentiellement dans les aéroports londoniens à Heathrow et Gatwick.

Comme la veille, environ 850 vols sont supprimés sur la journée, affectant plus de 100.000 passagers.

Les voyageurs concernés avaient été informés ces derniers jours de l’annulation probable de leurs vols par la compagnie qui leur a proposé des remboursements ou des réservations à d’autres dates.

Les pilotes ont entamé leur mouvement lundi et doivent le poursuivre le 27 septembre. Environ 93% des pilotes BA membres du syndicat Balpa, autour de 4.000, ont voté pour cette grève.

«Malgré la branche d’olivier tendue mercredi dernier par Balpa, il n’y a actuellement aucune négociation prévue et le mouvement de grève continue», soulignait le syndicat dans un communiqué lundi soir, assurant que le premier jour de grève avait été suivi massivement.

«British Airways doit commencer à écouter ses pilotes et vraiment proposer des solutions pour régler ce conflit», selon Brian Strutton, secrétaire général de Balpa.

BA a proposé une hausse de salaire de 11,5% sur trois ans, ce qui porterait la paie de certains commandants de bord à 200.000 livres par an, mais cette offre a été jugée insuffisante par Balpa qui réclame un meilleur partage des bénéfices de l’entreprise.

Ce mouvement de grève plombe un peu plus la réputation de la compagnie, propriété du groupe hispano-britannique IAG qui comprend également l’espagnole Iberia et l’irlandaise Aer Lingus.

La compagnie avait déjà eu à souffrir au cours des deux dernières années d’un vol massif de données financières de centaines de milliers de passagers ainsi que d’une panne informatique géante.

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