Solitude: Deoraj Ramdeen a du piment

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Deoraj Ramdeen a pris sa retraite pour s’adonner à la culture de piments.

Deoraj Ramdeen a pris sa retraite pour s’adonner à la culture de piments.

Fini le travail de maçon et d’agent de sécurité. Ce père de famille à la retraite vit maintenant de la culture de piments. Une rencontre épicée.

Il suffit de mentionner le piment pour que Deoraj Ramdeen livre le secret de cet arbuste à la saveur piquante. Ce père de famille, âgé de 59 ans, s’est lancé dans la plantation du piment il y a quelques années pour subvenir aux besoins de sa famille.

Cet habitant de Triolet a longtemps travaillé comme maçon avant d’être embauché en tant qu’agent de sécurité pendant quatre ans. Toutefois, Deoraj Ramdeen a pris sa retraite pour s’adonner à la culture de piments. Aujourd’hui, il a loué un terrain, où il plante le piment «pétar» et le «gro» piment sur une grande superficie à Solitude. Notre interlocuteur soutient que le piment est bien rentable si la plante est traitée avec du sel et des médicaments.

Au-delà des efforts requis, Deoraj Ramdeen souligne ce que c’est de gagner sa vie avec le piment. «La plante est utilisable jusqu’à un an et il y a même plusieurs récoltes. Évidemment, il faut bien s’en occuper. Sinon, le piment ne nécessite pas vraiment une maintenance vigoureuse. Il faut simplement arroser la plante deux fois par jour et de bien veiller à ce qu’elle soit verte.»

Champignon

La population mauricienne adore le piment, ou plutôt les plats piquants. C’est la raison pour laquelle lorsque le prix du piment a pris l’ascenseur, le mécontentement de plusieurs était justifié. Cependant, Deoraj Ramdeen explique pourquoi il ne faut pas s’en prendre aux planteurs de piments car cette hausse est due à plusieurs raisons.

Il y a d’abord un champignon qui affecte la plantation de piments. Ensuite, en hiver, la récolte diminue comparativement à l’été. Cela dit, il y a moins de piments sur le marché, ce qui explique son prix chaud, soit Rs 75 les 125 g.

Voleurs

Il n’y a pas que le champignon et la saison qui rendent la vie dure pour les planteurs de piments. Un autre facteur est les voleurs de piments. Deoraj Ramdeen indique qu’il y a bel et bien des malins qui volent des piments dans son karo. Il confie qu’il est impuissant face à cette situation.

«L’autre jour, j’ai vu quatre hommes en train de voler mes piments en pleine journée. Mais toutefois, je n’ai pu les arrêter. Mes amis à côté se plaignent également des vols et c’est désolant de voir les travailleurs de la terre faire des pertes. Ce n’est pas facile.»

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