La-Gaulette: le second souffle que donne Meguy Isnard aux coquillages

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Meguy Isnard posant avec un cadre qu’elle a réalisé.

Meguy Isnard posant avec un cadre qu’elle a réalisé.  

Cette jeune mère a pris goût à l’artisanat depuis un mois. Et ce, grâce aux coquillages qu’elle a trouvés chez sa grand-mère. À 31 ans, Meguy Isnard est bonne à tout faire. Auparavant elle était femme au foyer.

Bien qu’aujourd’hui elle vive avec ses trois enfants chez ses parents à La-Gaulette, cette mère de famille veut être une femme indépendante. Pour ce faire, elle a décidé de se lancer dans l’artisanat. Les coquillages ont trouvé une nouvelle identité entre ses mains.

Elle, c’est une femme qui ne vit que pour ses enfants. Meguy Isnard a dû trouver un boulot comme bonne à tout faire pour faire bouillir la marmite. Elle a une fille et un garçon en Grade 10. Tandis que son benjamin, âgé de 12 ans, est admis dans une école spécialisée pour enfants autrement capables.

«Je n’ai pas le choix. Même si la vie est dure, je dois m’occuper de mes enfants. D’ailleurs, je ferai tout pour qu’ils aient une vie convenable», confie-t-elle.

Coquillages en héritage

En vacances depuis trois mois, Meguy Isnard s’est rendue chez sa grand-mère défunte où elle est tombée sur des coquillages que son oncle avait pour habitude de ramasser. Il les enterrait pendant quelque temps pour récupérer par la suite des coquillages vidés de leurs occupants.

Dans le passé, ajoute notre interlocutrice, nos plages regorgeaient de vie. Depuis qu’elle a fait la dé- couverte de cette faune aquatique, elle ne se sépare plus de ces coquilles de toutes formes et couleurs.

«J’ai eu ces coquillages en héritage et j’ai décidé de leur donner une seconde vie. C’est fini toutes ces années passées dans des bocaux. Il y en a des milliers et surtout il y en a qu’on ne retrouve plus», explique-t-elle.

La jeune maman confie qu’au début elle ne savait quoi faire de ces bijoux familiaux. Elle a commencé par s’en occuper pour le simple plaisir… histoire de se détendre. Mais par la suite, elle a été bombardée par des idées créatives.

«J’ai commencé par confectionner des cendriers avec les coquilles d’huîtres. Ma famille et mes amies m’ont beaucoup encouragée à continuer dans l’artisanat. À présent, je personnalise des bouteilles, des cadres et des bougeoirs avec les coquillages.»

Ses prix varient entre Rs 250 et Rs 450, dépendant de la taille et du produit. Sinon, elle a aussi créé sa page Facebook, «Fée main création», pour exposer ses travaux. Meguy Isnard se dit convaincue que les coquillages ne sont pas tombés sur elle par hasard…et qu’elle est plus que jamais déterminée à leur donner une seconde vie.

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