Rodrigues: sa maison brûle alors qu’elle se trouve à Maurice pour un deuil

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Lorèze raconte ses déboires devant sa maison dévastée à Soupirs, Rodrigues, ce dimanche 11 août.

Lorèze raconte ses déboires devant sa maison dévastée à Soupirs, Rodrigues, ce dimanche 11 août.

Lorèze, une quinquagénaire résidant dans le village de Soupirs est démoralisée. Elle peine à retenir ses larmes. Alors qu’elle se trouvait à Maurice, pour réconforter ses enfants suite au décès de leur père, cette Rodriguaise reçoit un appel téléphonique, le 6 août, lui faisant part que sa maison était en train de brûler. 

Un reportage sur les lieux du sinistre, hier, dimanche 11 août, en témoigne. «Quand j’ai vu l’état de ma maison, cela a été un choc et ce n’était pas facile pour moi. J’étais partie depuis deux semaines. Tiena enn vwazin ki ti pe ouver laport pou mwa pou donn manze mo bann zanimo ek donn enn kou dey dan lakour. Tou seki mo ti ena, tou mo zafer, mo linz, mo rasion lafin di mwa, mo bann meb, tou inn brile. Mo inn fer sakrifis pou mo ti resi gagn seki mo ti ena, aster tou fini brile. J’étais partie réconforter mes enfants car ils avaient perdu leur père, et voilà ce que j’ai découvert en revenant», raconte cette mère de trois enfants. 

Elle soutient que c’est dur pour elle, n’ayant plus de vêtements ou autre chose. Elle ne survit, avec son jeune fils, désormais que dans une seule pièce qui a été épargnée par les flammes, avec un lit pour tout confort. Lit qui lui a été donné par le député et PPS Francisco François pour qu’elle puisse s’allonger le soir, même si elle ne trouve plus le sommeil. 

«Les Fonctionnaires de la Sécurité sociale sont venus me voir et j’ai été à l’école de mon fils pour leur faire savoir ce qui est arrivé. Me pou tou zefor ki monn fer dan mo lavi mo finn perdi tou.»

Les béquilles ont brûlé

Lorèze n’a aucune idée de ce qui a pu déclencher ce feu. «Personne ne vivait dans la maison, personne ne cuisinait, aucun gaz n’était allumé. Seul Dieu sait comment ma maison a bien pu brûler», soutient-elle, rajoutant que certaines personnes du voisinage ne sont pas en bon termes avec elle. Cependant, elle ne soupçonne ni ne juge personne. «Enn maler inn arive mo pa kone kifer.» 

Lorèze se déplaçait avec des béquilles, ayant subi un accident il y a quelques années, mais même ses souliers spécialisés et ses béquilles ont brûlé dans l’incendie. «Kan mo trouv mo zanfan pe soufer, mo soufer ek pa fasil pou mwa. Zot papa fek mor.»

La suite du reportage est difficile, Lorèze est en pleurs. «Kan lapli tonbe, dal pe koule, mo pa kone kouma pou fer. Mo dernie zanfan rant lekol le 12 (NdlR, aujourd’hui), tou so bann zafer lekol inn brile, ou kwrar fasil sa ?»

Elle ne vit qu’avec la pension d’orphelin de son fils et une pension d’invalidité pour elle-même. La valeur des dégâts, selon Lorèze, est estimée à plusieurs dizaines de milliers de roupies. Un appel est lancé à la solidarité des Rodriguais afin que Lorèze puisse continuer à vivre. 

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