En stage de judo au Maroc: le ministère de l’Éducation déduit une partie du salaire de Kimberley Jean-Pierre

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Kimberley Jean-Pierre était en stage préparatif du 24 juin au 4 juillet au Maroc.

Kimberley Jean-Pierre était en stage préparatif du 24 juin au 4 juillet au Maroc. 

A huit jours du début des Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI), la judokate Kimberley Jean-Pierre peine à trouver la sérénité. Au Maroc, avec la sélection nationale, pour un stage du 24 juin au 4 juillet dernier, cette mère de famille a été informée, à son retour, que les jours passés hors du pays sont considérés comme des absences et que son salaire sera, de ce fait, déduit. Ce qui est d’autant plus navrant, c’est que cette mesure antipatriotique émane du… ministère de l’Education où elle est engagée comme Supply Teacher.

Kimberley Jean-Pierre dit ne pas comprendre une telle décision, puisque au préalable, elle a envoyé à son employeur tous les documents nécessaires relatifs à l’obtention d’un Special Leave. «C’est vraiment injuste. On nous demande de représenter le pays sans, toutefois, nous mettre dans les conditions idéales pour le faire et dans le meilleur état d’esprit possible». Elle ajoute : «Récemment, lors de ma participation aux Championnats d’Afrique, j’ai fait face au même souci. C’est décourageant.»

Kimberley Jean-Pierre est découragée, car si une solution n’est pas trouvée, cela signifierait un trou dans son budget familial. «Franchement, si les Jeux ne se tenaient pas pendant les vacances scolaires, j’aurais abandonné car je ne peux pas me permettre une déduction de salaire.»

La judokate s’est rendue, à la fin de la semaine dernière, au ministère de la Jeunesse et des Sports. Elle y a rencontré le Directeur des Sports, Samoo Pillay. Une rencontre d’où elle est revenue déçue. «Il m’a dit qu’il ne pouvait rien faire, car je ne suis pas encore employée par le ministère de l’Education. Je comprends parfaitement cela mais il s’agit là des Jeux des îles et on a parlé des Special Leaves qui doivent être donnés à tous les athlètes pour les aider dans leur préparation. Si un ministère lui-même ne l’applique pas, comment demander aux ‘autres’ de le faire. Il y a un problème.»

Seule chose «positive» qui ressort de sa réunion avec Samoo Pillay, c’est la possibilité, qu’après des démarches, la judokate puisse toucher l’allocation (de Rs5000) destinée aux athlètes, ce, même si elle est déjà bénéficiaire d’une bourse de Rs 6 500 mensuellement sous la High Level Sports Unit. «C’est juste une possibilité. Déjà que les autres sportifs qui sont éligibles à l’allocation de Rs 5 000 ont un mal fou à l’obtenir, franchement, je n’y crois pas trop.»

Contacté Samoo Pillay nous a déclaré :«J’ai demandé à Kimberley Jean-Pierre qu’elle ait une lettre officielle de sa fédération officielle faisant état de la situation et de la somme déduite sur son salaire. Nous allons voir à notre niveau comment faire pour la compenser. Cependant, jusqu’ici, je n’ai pas encore reçu la correspondance

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