Droits d’auteurs: des miettes pour payer des taxes

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Dr. Boyzini, Kaviraj Bokhoree, Bruno Raya et Jean-Jacques Arjoon face à la presse vendredi 5 juillet, pour crier leur colère.

Dr. Boyzini, Kaviraj Bokhoree, Bruno Raya et Jean-Jacques Arjoon face à la presse vendredi 5 juillet, pour crier leur colère.

«Très en colère». C’est dans cet état d’esprit que Bruno Raya s’est exprimé face à la presse. Il a pris la parole ce vendredi 5 juillet, deux jours après la mise en demeure servie au ministre des Arts et de la culture, Pradeep Roopun, pour réclamer l’application des nouveaux tarifs pour l’utilisation de la musique locale. 

Une révision, qui l’a rappelé l’auteur-compositeur-interprète Bruno Raya – qui est également organisateur – que les artistes demandent depuis 2008. La nouvelle grille proposée a été soumise au ministère des Arts et de la culture le 31 mai. La mise en demeure réclame son entrée en vigueur dans les plus brefs délais. 

«On nous annoncé que la culture serait un pilier de l’économie. Mais il n’y a pas de volonté pour faire avancer les choses.» Il estime que «les nouveaux tarifs proposés dorment dans un tiroir depuis plus d’un mois. Je me sens discriminé. Où est le problème ? Est-ce parce que je m’appelle Bruno Raya ?». 

Ce qui met davantage Bruno Raya en colère c’est que les artistes soient «pris pour des cons». Selon lui, «auparavant, dès la première semaine après la sortie d’un album, on en vendait 20 000 exemplaires. Aujourd’hui, l’artiste le plus vendu c’est 5 000 exemplaires. On a des miettes et de ces miettes on doit payer des taxes». 

A l’étranger on ne connaît pas le PM, mais Mario Ramsamy si

Pour sa part, l’auteur-compositeur interprète Dr. Boyzini a utilisé une image. «Si on fait un micro-trottoir à l’étranger et qu’on demande aux gens qui est le Premier ministre de Maurice, dimoun pa pou kone. Mais si on parle de Mario Ramsamy ou de Jane Constance, les gens savent qu’ils font la fierté de Maurice.»

Il a déploré que «touletan artis pe paret kouma enn tilisien». Que les diverses consultations avec les artistes organisées par le ministère n’ont «rien donné. On demande au ministre de se réveiller».

Jean-Jacques Arjoon, membre du conseil d’administration de la MASA était présent à cette conférence de presse. Il a tenu à s’y associer parce qu’il a été «élu avec le vote des artistes». Il a également participé à l’élaboration de la nouvelle grille de tarifs, les copyright fees. Il a indiqué qu’en somme, les auteurs-compositeurs demandent que l’on triple leurs revenus liés à l’utilisation de la musique.   

Pour sa part, l’avoué Kaviraj Bokhoree a indiqué que passé un délai de sept jours – à compter du mercredi 3 juillet – si le ministère concerné ne réagit pas, «nous allons envisager d’entrer une action en Cour suprême». 

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