Nirvan Veerasamy: «C’est une occasion en or pour propulser l’image de Maurice»

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Nirvan Veerasamy, fondateur et directeur général du Yu Lounge Terminal.

Nirvan Veerasamy, fondateur et directeur général du Yu Lounge Terminal.

Cinquante ans après, en quoi la mission d’Apollo II a-t-elle changé le monde en général… 
Sur un fond de guerre froide en 1961 après que le Soviétique Yuri Gagarin est devenu la première personne à séjourner dans l’espace, John Kennedy proposa au Congrès américain d’envoyer un homme sur la Lune et que ce dernier revienne sur Terre sain et sauf. En 1962, lors d’un discours à l’université de Rice, à Houston, John Kennedy prit l’engagement que l’homme marcherait sur la Lune avant dix ans. Cela se réalisera le 20 juillet 1969.

Au-delà de la conquête de l’espace et de ses retombées scientifiques, et par extension leurs applications commerciales, John Kennedy a su présenter au monde entier un objectif que beaucoup pensaient être inatteignable mais qui surtout demandait le dépassement de soi, la nécessité de travailler en équipe, de développer de nouvelles technologies, d’acquérir de nouvelles connaissances pour le bien éventuel de l’humanité. Il a eu cette capacité d’inspirer l’être humain de par sa vision des choses. La guerre froide a laissé aujourd’hui place à la coopération internationale avec la station spatiale.

Le programme Apollo et tous les autres qui l’ont précédé et qui l’ont suivi ont permis de faire plusieurs avancées qui ont eu des applications commerciales sur des articles de tous les jours. Plusieurs choses viennent à l’esprit ; la Nasa avait besoin de propulser une machine à plus de 40 000 km/heure et de pouvoir s’assurer qu’elle se dirige dans la bonne direction. La nécessité donc de développer de meilleurs instruments de navigation et de pouvoir faire des calculs en permanence avec des ordinateurs pour s’assurer du positionnement de l’appareil (...) La demande de la Nasa devait inspirer deux jeunes chercheurs qui en ont profité pour fonder une société qui s’appelle… Intel, grâce à laquelle nous avons nos petites calculatrices de poche, nos ordinateurs et téléphones portables…

D’autres équipements tels les appareils sans fil, les purificateurs d’eau, les panneaux solaires, et même le Moon Boot, si à la mode il y a quelques années et doté d’une forme particulière afin de ne pas s’enfoncer dans la neige. La production des équipements de survie contre le feu et la chaleur intense sont dérivées de la connaissance de l’impact thermique à l’entrée de l’orbite spatiale (...)Au-delà des avancées en médecine telles que les pacemakers (stimulateurs cardiaques), le développement de logiciels et autres, le projet Apollo a aussi, en 1972 et dans sa dernière mission, ramené la fameuse photo («Le Marbre Bleu» aussi appelé «Terre») qui a été souvent utilisée pour nous interpeller sur la nécessité de préserver la Terre pour nous et les générations futures. Cette photo, ainsi que celle prise par Rusty Schweickart (Apollo 8) en décembre 1968 et qui avait observé aucune frontière entre les pays, s’est révélée utile pour réveiller les consciences (...)

...et celui de l’aviation ?
L’industrie aéronautique et bien sûr l’aviation ont été parmi ceux qui ont le mieux profité des retombées de la recherche spatiale. Il y en a plusieurs exemples: la technologie de propulsion, les commandes électriques de Concorde, Airbus et Boeing, la conception et l’aménagement des cabines de pilotage et les facteurs humains surtout en cas de pépin.

Pourquoi Maurice a-t-il été choisi pour l’opération One More Orbit ?
Cela représente quoi pour le pays ? Il y a eu bien sûr un tout petit peu de lobbying intense auprès de Hamish Harding, la tête pensante derrière le projet One More Orbit (NdlR, président de la société Action Aviation). J’ai cherché l’endroit dans la région qui nous permettra d’avoir le transit le plus court, de pouvoir demander aux aiguilleurs du ciel l’autorisation de prendre la route la plus directe pour arriver à destination, d’avoir la priorité sur les autres mouvements d’avions, de descendre le plus rapidement possible, d’atterrir et d’aller rapidement au point de ravitaillement, de faire le plein, vider les toilettes et nettoyer l’avion, prendre le catering, et repartir… dans la demi-heure. Le choix de l’île Maurice s’est fait grâce au service de soutien que nous mettons en place au YU Lounge et de notre confiance en l’efficacité des services à Maurice. 

Pour nous, cela va être un moment excitant et j’espère exaltant car on souhaite avant tout produire le transit le plus court parmi les trois pays sélectionnés. Ce sera une course dans la course. Avec la présence des caméras de l’équipe de la production du documentaire One More Orbit et des médias étrangers, on a une occasion énorme de propulser l’image de Maurice et notre savoir-faire…

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