Pré-campagne électorale: les partis s’affrontent à coups de clips

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Même les humoristes s’y mettent

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En novembre 2014, le clip «Vire mam» avait fait un tabac et cela avait grandement permis à l’alliance Lepep de remporter les élections. Mais, pour les prochaines législatives, le Mouvement socialiste militant (MSM) ne sera pas le seul à utiliser cet outil politique. Les autres partis vont suivre et l’innovation ne manquera pas de surprendre les uns et les autres.

La guerre des clips a d’ailleurs commencé. Plusieurs circulent sur les réseaux sociaux ces jours-ci, dont un du Parti travailliste (PTr) et intitulé «seki zot dire vs seki zot faire». Ce clip contient un entretien que sir Anerood Jugnauth, alors dans l’opposition, avait donné à un journaliste d’une radio privée. SAJ parlait du gaspillage des fonds publics et annonçait l’institution d’une commission permanente pour veiller aux dépenses publiques.

Le clip rappelle que les rapports de l’Audit parlent du gaspillage sous le règne du gouvernement Lepep. Ou encore cette déclaration de SAJ : «Ki metro léger pou out. Pas kapav enn poigné dimounn voyazé et toute la population ki payé» et qu’il faut construire des flyovers pour décongestionner le trafic. Il mentionne aussi les investissements dans le réseau routier et dit qu’il y a souvent des variations. Il qualifie cela de business.

Cependant, il n’y a pas que les politiciens qui sortent des clips. Juste après le Budget, un homme s’est exprimé sur le «cadeau aux fonctionnaires». Il entonne la chanson «zenfan pei Maurice» mais la change en «zenfan pei fonctionnaires». De l’humour certes, mais la décision du ministre des Finances d’accorder une avance de Rs 1 000 aux fonctionnaires à partir de janvier 2020 est perçue comme une discrimination envers les employés du secteur privé.

Kaviraj Bheechook du PTr, Vinay Koonjul du Mouvement militant mauricien et Deepak Balgobin du MSM, trois jeunes aspirants candidats aux prochaines élections générales, soutiennent que les clips joueront un rôle important dans la prochaine campagne électorale. «Entre 2014 et 2019, il y a eu plus d’électeurs sur les réseaux sociaux et les clips seront importants dans la campagne.» Toutefois, ils reconnaissent tous les trois qu’il pourrait y avoir des fake news, comme cela a été le cas en Inde lors de la dernière campagne électorale. «Il faut une certaine vigilance de la part des autorités», avancent-ils.

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