Kusraj Lutchigadoo libéré sous une accusation mais reste en cellule pour d’autres

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Les journalistes ont de plus en plus de difficultés à couvrir les comparutions en cour de Kusraj Lutchigadoo, menacés par ses proches présents.

Les journalistes ont de plus en plus de difficultés à couvrir les comparutions en cour de Kusraj Lutchigadoo, menacés par ses proches présents.

On se souvient tous de la fameuse escapade de Kusraj Luchigadoo du centre de détention de Vacoas du 23 avril 2018. Mais la police a enlevé l'objection sur sa remise en liberté sous caution et la Bail and Remand Court lui a accordé la liberté conditionnelle.

Toutefois, Kusraj Lutchigadoo, qui fait l’objet de deux autres accusations, nommément «holding materials for purpose of using them for production of drug» et de blanchiment d’argent reste en cellule après avoir bénéficié d’une caution de Rs 20 000 en ce 12 juin.
 
Pour rappel, selon l’acte d’accusation, il avait en sa possession «a certain quantity of Cernol aceton in a plastic gallon», «a certain quantity of benzene in a plastic litre» et 112 boîtes de thé vert. De plus, la somme de Rs 301 350 avait été retrouvée dans sa voiture, et les enquêteurs soupçonnent que cet argent provient du trafic de drogue.
Journalistes menacés

Alors que le suspect reste en cellule, les membres de sa famille demeurent une menace pour les journalistes.

«On ne peut plus suivre l'affaire Lutchigadoo. Les membres présents en cour nous menacent et nous intimident», confie un journaliste d'une radio privée. Idem pour un autre journaliste d'un groupe de presse. «Le frère de Kusraj Lutchigadoo m'avait menacé lors de la comparution de la femme du suspect en cour de Curepipe. On nous empêche de faire notre travail.»

On se souvient également que la mère de Kusraj et Kevly Luchigadoo avait menacé une journaliste de lui arracher les cheveux en pleine séance à la Bail and Remand Court.

«Si besoin est, on va devoir porter plainte contre ces gens qui sèment la terreur en cour. On fait notre travail et on ne peut nous empêcher de faire un reportage sur ce qui est de l'intérêt public», lance une journaliste.

Pour rappel, c'était à 21h15, le 23 avril 2018, que l'un des policiers présumés complices avait remis des clés au détenu Ashish Dayal. Celui-ci a, à son tour, ouvert sa cellule et celle de Kusraj Lutchigadoo, qui était parti se promener.

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