Rallye illégal: Javed Meetoo reste en détention malgré une mise en liberté conditionnelle

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Javed Meetoo a été arrêté à la suite d’une procession tenue le mardi 4 juin depuis sa maison à Vallée-Pitot jusqu’à Chitrakoot.

Javed Meetoo a été arrêté à la suite d’une procession tenue le mardi 4 juin depuis sa maison à Vallée-Pitot jusqu’à Chitrakoot.

Il devra encore faire preuve de patience. Le prédicateur Javed Meetoo a recouvré la liberté conditionnelle en cour de district de Port-Louis ce jeudi 13 juin contre une caution de Rs 3000 sous la charge provisoire de damaging property by band. Mais le religieux reste en cellule car il s’est vu refuser la liberté conditionnelle le mardi 11 juin sous l’accusation provisoire de taking part in illegal assembly. 

Mais pourquoi Javed Meetoo, arrêté suivant une procession tenue le mardi 4 juin depuis sa maison à Vallée-Pitot jusqu’à Chitrakoot, où des propriétés ont été endommagées, est-il toujours maintenu en cellule ? Car au dire de l’avocat Neelkanth Dulloo, sollicité, «les accusations de damaging property by band et d’illegal assembly sont certes des arrestable offences, mais ce sont des délits pour lesquels un suspect est libéré dans les plus brefs délais.»

Selon nos renseignements, la police ne lâche pas l’affaire, objectant à chaque fois à la remise en liberté conditionnelle de Javed Meetoo. Quatre raisons ont été mises en avant : le suspect, qui avait manifesté contre la marche des LGBT, risque de récidiver ; de manipuler les preuves ; de faire pression sur les témoins ; ou encore de compromettre l’ordre public. 

Pour l’avocat de Javed Meetoo, Raouf Gulbul, ce serait la première fois qu’un suspect, arrêté pour manifestation illégale, se voit refuser la liberté. De faire ressortir qu’aucune preuve ou justification n’a été apportée. «D’ailleurs, la seule personne qui a porté plainte ne l’a pas incriminé.»

Sollicitée, une source proche du dossier affirme que la police veut préserver la paix publique et sociale, surtout à J-2 de la marche pour l’Égalité au jardin de la Compagnie. «S’il est remis en liberté, il a indiqué en cour qu’il manifesterait s’il voyait un fléau “ki pa bon” On ne peut prendre de risque de le relâcher.»

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