Invitation «payante»: Ashfaq Roheeman n’ira pas au Marrakech du Rire

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Ashfaq Roheeman et son chapeau offert par Jamel Debbouze.

Ashfaq Roheeman et chapeau que lui a  offert Jamel Debbouze.

S’envoler pour le festival Marrakech du Rire, à l’invitation de son idole. Il y a quatre mois, en février, Jamel Debbouze avait mis des étoiles dans les yeux d’Ashfaq Roheeman, un jeune de 18 ans qui se déplace en fauteuil roulant. Il lui avait aussi donné son chapeau, dédicacé. L’humoriste avait aussi montré une vidéo d’Ashfaq à son ami Kev Adams, qui viendra à son tour à Maurice le mois prochain. Mais voilà, le Marrakech du Rire se tiendra du 12 au 16 juin. Et Ashfaq Roheeman ne sera pas de la partie.

Sa maman, Rusha Koheeallee, volontaire à la Global Rainbow Foundation, est déçue. «Après que Jamel Debbouze a invité Ashfaq au Marrakech du Rire, nous sommes retournés vers le producteur local du spectacle, Raviraj Beechook de Inbox Communications», raconte-t-elle. Il fait le lien entre la mère de famille et le producteur de Jamel Debbouze en France. «Je ne me souviens pas de son nom», lâche-t-elle.

Rusha Koheeallee lui demande alors quels sont les arrangements qu’il faut qu’elle fasse pour que son fils puisse assister à ce festival annuel au Maroc. «Quand Jamel Debbouze est venu à Maurice, il m’a assuré que je n’avais rien à faire.» Mais ce n’est pas ce que lui explique le producteur de Jamel Debbouze. «Il m’a dit qu’effectivement, il m’envoyait deux ou trois invitations VIP pour le Marrakech du Rire, mais que pour tout ce qui concerne le logement, les billets d’avions, c’était à moi de voir.»

Rusha Koheeallee assure qu’elle a «d’autres priorités. Je ne peux pas dépenser autant d’argent dans des billets d’avion juste pour aller voir un spectacle». Selon ses premiers calculs, «ça me reviendrait autour de Rs 100 000». Déçue, elle considère qu’elle a reçu, «une invitation… payante».

Elle avance que dans ce genre de situation, «il faut toujours être vigilant, surtout quand cela concerne des enfants qui adorent ces artistes. Il ne faut pas croire tout ce que l’on vous dit. Je crois que parfois, c’est fait pour attirer l’attention des gens. Peut-être que je ne suis pas la seule à avoir été ‘invitée’ de cette façon».

Réaliste, cette maman confie que certains lui ont proposé de faire une levée de fonds pour permettre à son fils de voir à nouveau son idole sur scène. Mais elle a tout de suite refusé. «Les levées de fonds, ce n’est pas pour cela.»

Pour sa part, Raviraj Beechook, de Inbox Communications, assure avoir fait tout ce qu’il fallait en termes de soutien logistique. «Nous étions prêts à contribuer à hauteur de Rs 50 000, mais là, c’est trop cher. Nous n’en avons pas les moyens.»

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