Cour commerciale: Patrick Soobhany en faillite

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Patrick Soobhany à l’ICAC dans le cadre de l’affaire «Bal Kouler» en mars 2016.

Patrick Soobhany à l’ICAC dans le cadre de l’affaire «Bal Kouler» en mars 2016.

Rs 25 784 652, 55. C’est le montant que Saheed Nawab Soobhany, dit Patrick, doit à AfrAsia Bank. À la demande de cette institution bancaire, un ordre de faillite a été émis contre l’homme d’affaires Patrick Soobhany en cour commerciale lundi 21 mai.

L’AfrAsia était représentée par Jean Kurt Collet, Credit Recovery Manager. Patrick Soobhany était, lui, absent de cette audience présidée par le juge Angoh.

Jean Kurt Collet a indiqué qu’en vertu de l’article 8 de l’Insolvency Act, Patrick Soobhany a ignoré un avis légal datant du 17 juillet 2018 lui demandant d’honorer ses dettes de Rs 25 784 652, 55 à AfrAsia Bank. Il a soutenu qu’une proposition a été faite par l’homme d’affaires mais qu’elle n’a pas été acceptée par la banque.

Le Senior Attorney Me Rajesh Bucktowonsing, qui représente Patrick Soobhany, a informé la cour que son client n’est pas en mesure de payer ses dettes. Me Bibi Chatoo, avouée d’AfrAsia Bank, a ainsi présenté une motion pour procéder avec la pétition de faillite contre Patrick Soobhany.

Promoteur du projet de Gros-Cailloux

Dans son jugement oral, le juge Angoh s’est dit satisfait que Patrick Soobhany ne pourra pas honorer ses dettes. Il a ainsi émis l’ordre réclamé par cette banque.

Patrick Soobhany, qui habite à Rivière-Noire, s’est porté garant solidairement et conjointement pour Martello ltée, société en liquidation. Celle-ci était le promoteur du projet Résidence Belle Eau à Gros-Cailloux.

Pour rappel, c’est pour l’obtention du permis Environmental Impact Assessment pour Résidence Belle Eau que Patrick Soobhany était parti à la rencontre de Raj Dayal alors que celui-ci était ministre de l’Environnement. Ce qui a donné lieu à l’affaire Bal Kouler et forcé Raj Dayal à soumettre sa démission en tant que membre du cabinet ministériel.

Dans une déposition à l’Independent Commission Against Corruption, Patrick Soobhany avait soutenu que Raj Dayal lui avait réclamé un pot-de-vin. Il avait également soumis une bande sonore incriminante. L’homme d’affaires poursuit aussi l’ancien ministre pour diffamation et lui réclame des dommages de Rs 50 000.

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