Muvman Liberasyon Fam: l’emprisonnement n’est pas la solution au viol

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100 % des femmes ont déjà subi une agression sexuelle à 40 ans.

100 % des femmes ont déjà subi une agression sexuelle à 40 ans.

Le Muvman Liberasyon Fam (MLF) n’est pas d’accord avec les propositions de la Law Reform Commission (LRC) d’infliger des peines plus lourdes aux auteurs de viols conjugaux. Dans un communiqué, ce mercredi 22 mai, le MLF explique pourquoi l’emprisonnement n’est pas la bonne solution pour régler le problème de viol.

«Les sentences d’emprisonnement excessives ne prennent pas en considération les besoins de la victime», affirme le MLF. De plus, après un long séjour derrière les barreaux, le condamné aura tendance à «éliminer» la victime qui l’a envoyé en prison. Mais ce n’est pas la seule raison.

En 43 ans d’existence et de compilation de chiffres, le MLF a constaté que vers la quarantaine, 10 % des hommes auront déjà commis une agression sexuelle. Au même âge, 100 % des femmes en auront été victimes. «Donc, la solution n’est pas d’enfermer une douzaine de ces hommes et laisser les 50 000 autres en liberté», estime le mouvement, rajoutant que les sentences qui servent d’exemple aux autres sont injustes.

Par ailleurs, le MLF estime que la proposition de la LRC devrait contenir les mots «without consent» au lieu «d’absence of consent». Selon le mouvement, le choix des mots du LRC laisse penser qu’il y a eu consentement au départ.

Dans son communiqué, le MLF précise que le gouvernement a rejeté les propositions de la LRC et a demandé à l’instance d’étudier le modèle canadien en ce qui concerne cette question. «Nous accueillons cette proposition.»

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