Brésil: onze personnes tuées par balles dans un bar de Belem

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Des médecins légistes et des policiers, dans un bar où une fusillade a fait onze morts à Belem (Brésil) le 19 mai 2019.

Des médecins légistes et des policiers, dans un bar où une fusillade a fait onze morts à Belem (Brésil) le 19 mai 2019.

Au moins onze personnes ont été tuées par balles dimanche soir par des inconnus qui ont ouvert le feu dans un bar de Belem, dans le nord du Brésil, avant de prendre la fuite, a-t-on appris de source officielle.

«Il y avait une fête, de nombreuses personnes ont réussi à s’échapper par le fond» de l’établissement, a indiqué Ualame Machado, un responsable du ministère de la Sécurité publique (Segup) de l’Etat de Para, dont Belem est la capitale.

«Onze morts ont été confirmés, ainsi qu’un blessé par balles», a-t-il ajouté, lors d’une conférence de presse à Belem, l’une des villes les plus violentes du Brésil.

«Presque toutes les victimes ont été touchées à la tête», a ajouté Ualame Machado, affirmant que les autorités examinaient «toutes les pistes», y compris celle du narcotrafic.

Six femmes, dont la propriétaire du bar, et cinq hommes figurent parmi les personnes tuées, a précisé la Segup.

La tuerie aurait été perpétrée par sept hommes armés, arrivés à bord d’une moto et de trois voitures, et qui ont ensuite pris la fuite, a indiqué la presse locale, citant des sources policières.

Le bar où s’est déroulée la fusillade est situé dans un quartier très peuplé de Belem où des agents fédéraux étaient venus en renfort, en mars dernier, pour tenter d’enrayer la hausse de la criminalité.

L’Etat amazonien de Para est le huitième état le plus violent du Brésil, avec un taux de 53,4 homicides pour 100.000 habitants, au-dessus du taux national de 30,8, selon des données datant de 2017 de l’ONG Forum de la sécurité publique, qui collecte des chiffres officiels.

Belem, une ville de presque 1,5 million d’habitants, est quant à elle la troisième capitale régionale la plus violente du pays, avec 67,5 homicides pour 100.000 habitants, derrière Rio Branco (83,7) et Fortaleza (77,3).

Les tueries se sont multipliées ces dernières années dans les périphéries des grandes villes, parallèlement au développement du narcotrafic et, plus récemment, des milices parapolicières qui se disputent le contrôle de ces territoires.

En janvier 2017, 28 personnes avaient été assassinées à Belem en 24 heures, après le meurtre d’un policier.

Le Brésil a l’un des plus forts taux d’homicides du monde - en majorité par armes à feu -, avec 64.000 en 2017, soit trois fois le seuil de violence endémique établi par l’ONU.

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