Rosario Domingue: heureux en artisan de paix

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Jonathan. Les deux plus jeunes sont toujours au collège. Mon épouse, Lydie, est spécialisée en entrepreneuriat. Elle est très impliquée dans le social.

  Jonathan. Les deux plus jeunes sont toujours au collège. Mon épouse, Lydie, est spécialisée en entrepreneuriat. Elle est très impliquée dans le social.  

Après avoir proposé des amendements par rapport aux délits sexuels, le Chief Executive Officer de la Law Reform Commission vient d’être nommé membre de la Commission Réconciliation et Vérité aux Seychelles. Me Rosario Domingue se dit heureux de contribuer à aider les Seychellois à exorciser leur passé douloureux.

Que représente pour vous cette nomination en tant que membre de la Commission Réconciliation et Vérité des Seychelles ?
J’ai été sélectionné, après un appel à candidatures international, par la Constitutional Appointment Authority des Seychelles. Je considère que c’est un honneur pour moi, et pour le pays, que d’avoir été choisi pour aider les Seychellois à se réconcilier avec un passé très douloureux, et de pouvoir les aider à vivre une vie plus sereine et dans la paix.

En sus d’une reconnaissance de la compétence mauricienne, c’est aussi un hommage rendu au travail accompli par la Law Reform Commission. Mon parcours et mon expérience, en tant qu’universitaire et chercheur, y sont aussi pour quelque chose. C’est un grand challenge, que je suis prêt à relever. Je me sens un peu comme un artisan de paix...

Est-ce à dire que vous irez vivre dans cet archipel pendant la durée des auditions ?
Non. C’est un engagement à temps partiel. J’ai d’autres responsabilités et obligations à Maurice.

Que faites-vous durant votre temps libre et durant les week-ends ?
Je n’ai malheureusement pas beaucoup de temps libre ! Entre le travail que je dois trop souvent rapporter à la maison, et les leçons particulières des enfants, je suis très limité en termes de temps libre...

Parlez-nous de votre famille.
J’ai trois fils : Jean Bernard, Patrick et Jonathan. Les deux plus jeunes sont toujours au collège. Mon épouse, Lydie, est spécialisée en entrepreneuriat. Elle est très impliquée dans le social.

Cuisinez-vous ?
Quand j’ai le temps, parfois le weekend. Les enfants adorent particulièrement mon cari de poulet. C’est un peu plus compliqué pour mon épouse, qui est végétarienne.

Gourmand ou gourmet ?
Un peu des deux ! J’aime bien la cuisine créole, agrémentée de piments écrasés à la rodriguaise. Les Rodriguais ont un véritable savoir-faire dans ce domaine. Sinon, j’apprécie aussi les mets raffinés. J’aime bien, par exemple, le magret de canard, du bon fromage ou encore des crustacés...

Un péché mignon ?
Le chocolat noir !

Pratiquez-vous du sport ?
Je marche. J’aimerais toutefois avoir un peu plus de temps pour le faire.

Quels livres lisez-vous actuellement ? De quoi traitent-ils ?
Je lis actuellement L’Alchimiste de Paulo Coelho. Je le vis comme un pèlerinage, comme un voyage spirituel. C’est le parcours initiatique d’un jeune berger, qui rencontre un alchimiste dans le désert ; et ce dernier lui apprend à écouter son coeur, à lire les signes du destin et à aller au bout de ses rêves. Je lis également Tom Bingham and the Transformation of the Law, une réflexion de nombreux auteurs sur la contribution de Lord Bingham au développement du droit anglais au cours de ces dernières décennies. Et aussi No Future without Forgiveness de l’archevêque Desmond Tutu.

Qu’écoutez-vous à la radio ?
J’écoute les informations, les dossiers qui font débat, surtout quand je suis en voiture. Cela rend les embouteillages plus supportables...

Et que regardez-vous à la télévision ?
Principalement le journal télévisé.

Quel type de musique écoutez-vous ?
Plutôt du classique ou sinon du spirituel.

Pour vous, c’est quoi le bonheur ?
Passer du temps en famille.

Qu’auriez-vous souhaité réaliser avant de quitter ce monde ?
J’aimerais être témoin d’un peu plus de justice sociale, être un spectateur privilégié et actif de l’autonomisation des personnes historiquement opprimées, des vulnérables, des pauvres et des démunis. J’aimerais aussi pouvoir partir avec le sentiment du devoir accompli, celui d’avoir réussi ma vie, ce pour quoi j’ai été mis sur cette terre !

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