Prison au Dr Boodhoo: la cour prend huit mois pour informer le gynéco

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Pratiquement huit mois. C’est le temps qu’a mis la cour intermédiaire pour informer le Dr Abdool Yusuf Boodhoo qu’il devra purger sa peine de neuf mois d’emprisonnement. Il avait saisi la Cour suprême pour avoir la permission de contester son jugement devant le Privy Council. Sa demande avait été rejetée fin septembre 2018 et ce n’est que le 14 mai qu’on est revenu vers lui. La question qui taraude au sein du judiciaire : pourquoi cet écart, alors que dit-on, il aurait pu s’enfuir ?

Au sein du judiciaire, on soutient que ce délai serait une erreur administrative de la part de la cour intermédiaire. «Si son appel a été rejeté, cela veut systématiquement dire que sa sentence prend effet illico. Il n’y a pas de délai pour exécuter une décision de la cour», confie une source. D’ajouter que «la clémence n’existe pas». Une autre source relève, entre autres, que le Dr Abdool Yusuf Boodhoo aurait même pu profiter de ce délai pour quitter le pays.

Pour rappel, le gynécologue avait été reconnu coupable d’homicide involontaire devant la cour intermédiaire le 7 octobre 2013. Cela, à la suite d’une césarienne qui avait entraîné la mort d’une patiente à l’hôpital Victoria, à Candos, 1er avril 2005. La victime, Bibi Taslimah Bava Saïb, âgée de 33 ans, est décédée d’une hémorragie. Dans son rapport d’autopsie, le Dr Satish Boolell, ex-médecin légiste en chef de la police, avait indiqué que le gynécologue avait sectionné une artère principale, ce qui a provoqué de graves saignements.

À l’époque, ce procès était sur toutes les lèvres, notamment de ceux qui connaissent cet habitant de Port-Louis. Son dossier avait été référé au Medical Council pour porter une décision sur sa suspension en tant que médecin.

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