Jumelles siamoises: deux mois de plus en Inde pour Cléanne et son papa

Avec le soutien de
Ian Papillon est toujours au chevet de son bébé, à Bangalore.

Ian Papillon est toujours au chevet de son bébé, à Bangalore.

Soixante jours. C’est le temps minimum durant lequel devra patienter Ian Papillon avant de retourner au pays. C’est ce qu’on lui a annoncé à Bangalore en Inde, durant la semaine. Les médecins traitants de Cléanne ont expliqué à son père qu’une partie du foie de la petite – qui a été séparée de sa siamoise Cléa – ne fonctionne toujours pas comme il se doit. Leur séjour dans la Grande péninsule doit donc être prolongé de deux mois.

«On m’a fait comprendre que Cléanne ne sera pas autorisée à quitter l’hôpital tant qu’elle ne s’est pas remise de l’opération à 100 %, qu’elle n’est complètement indépendante. Ils ne veulent prendre aucun risque en ce qui la concerne», confie Ian Papillon.

Cela fait maintenant quatre mois que le papa est en Inde. «Mo tousel koné kouma mo pe viv isi. Mo anvi rentré, trouv mo madam, mo bann zanfan… monn fatigé res anplas. Mo bizin repran mo travay oussi…» Mais il tient à être au chevet de son bébé, pas question de la laisser seule. «Elle n’a personne ici et je veux être à ses côtés pour connaître l’évolution de son état de santé. Mais aussi pour garder le contact régulier avec les médecins.»

Quid des coûts financiers additionnels ? Pour ce qui est du financement de son séjour ainsi que les frais d’hospitalisation de Cléanne, jusqu’ici, tout a été pris en charge par le gouvernement. Alors que la compagnie pour laquelle il travaille – Noveprim Group – a gracieusement offert de l’argent à Ian Papillon, afin qu’il puisse se nourrir correctement. L’entreprise continuera par ailleurs à épauler les Papillon, assure-t-elle.

Durant les quatre derniers mois, plus d’un million de roupies ont en outre été déboursées pour l’intervention chirurgicale subie par Cléa et Cléanne, selon l’hôpital Narayana Hrudayalaya. Il faut ajouter à cela tous les autres frais médicaux depuis leur arrivée à l’hôpital à Bangalore. L’hébergement des parents à l’International Wing de ce même hôpital est également pris en charge par le gouvernement mauricien. Un jour passé en ce lieu équivaut à quelque Rs 2 000 (roupies indiennes).

«La compagnie pour laquelle je travaille a déboursé plus de Rs 70 000 pour moi», rappelle en outre Ian Papillon. Les frais pour que Marie Hélène Papillon puisse également se rendre dans la Grande péninsule, au moment de l’opération, avaient aussi été encourus par Noveprim Group.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires