Centre-de-Flacq: Vijay Juggamah, un réparateur de vélos qui peine à trouver la relève

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Il faut utiliser la bonne clé pour réparer les vélos.

Il faut utiliser la bonne clé pour réparer les vélos.

À Centre-de-Flacq, un atelier de réparation de bicyclette attire notre attention. Il s’agit d’un lieu connu de tous les habitants et en particulier des cyclistes. Cet atelier existe depuis 1982. Son propriétaire est Vijay Juggamah, 61 ans. Il raconte avec fierté que c’est un métier qu’il a appris et qu’il maîtrise depuis qu’il a 13 ans. Cet habitant de Riche-Mare explique qu’il a dû arrêter l’école et prendre de l’emploi très tôt pour contribuer à subvenir aux besoins de sa famille qui était modeste.

Il poursuit en disant que ses parents l’ont orienté vers le métier de réparateur de bicyclettes car c’était un métier très demandé à l’époque. «J’ai patiemment appris tout ce que je pouvais du responsable de l’atelier avant de pouvoir ouvrir mon propre atelier.»

Il affirme que durant les années de marasme économique, soit au début des années 80, qu’il qualifie d’«années margoze», Maurice était un paradis pour les bicyclettes, qui étaient en grand nombre. Mais au fil du temps, ses revenus ont diminué car le niveau de vie s’étant amélioré, les gens achètent de moins en moins de vélos. «Malheureusement, les gens ont grandement abandonné le vélo. De plus, ceux qui en utilisent encore sont négligents. Un vélo demande une révision au moins tous les trois mois. Mais les cyclistes le font très rarement.»

Une journée de travail type pour Vijay Juggamah démarre à 8 heures tapantes. Et là, il attend le client. Il est présent à l’atelier même le samedi et le dimanche au cas où ses services seraient requis. «Parfois une journée entière, j’attends sans qu’il n’y ait du travail. D’autres fois, tu peux avoir un client qui se présente à la dernière minute.» Bien qu’il pense que l’on puisse gagner sa vie décemment avec ce métier, il trouve dommage que les jeunes ne s’y intéressent pas. «Les jeunes n’ont pas la patience voulue. Il m’a fallu du temps pour exceller dans le domaine. Les jeunes veulent aller vite, trop vite en tout. C’est dommage.»
 

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