Sentence de Michel de Ravel de l’Argentière: «La voix des victimes n’a pas été entendue» dit Jenny Adebiro

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Jenny Adebiro estime que la justice n’a pas pris les victimes au sérieux

Jenny Adebiro estime que la justice n’a pas pris les victimes au sérieux

Elle a une pensée spéciale pour les victimes de Michel de Ravel de l’Argentière. Jenny Adebiro, présidente de la commission des Femmes du MMM, estime que la souffrance de ces filles n’a pas été assez prise en considération.

«Il a été condamné sous 21 chefs d’accusation, mais a été presque acquitté» déplore Jenny Adebiro. Certes, elle comprend que l’homme est souffrant, mais qu’en est-il du mal causé aux victimes, se demande-t-elle. «Ces filles ont dû vivre avec ce traumatisme en silence pendant des années. A l’époque, elles étaient encore des enfants.  Elles sont revenues sur les faits, en public, presque 30 ans après, et la justice ne les a pas pris au sérieux. Leurs voix n’ont pas été entendues» poursuit la présidente de la commission.

De plus, elle estime que cette sentence pourrait décourager les femmes à dénoncer leurs agresseurs. «Est-ce qu’elles vont oser aller frapper aux portes de la justice, désormais ?» se demande-t-elle. Dans la foulée, elle lance un appel aux femmes et aux filles de ne pas baisser les bras. Tous les abus doivent être dénoncés, et la sentence de Michel de Ravel de l’Argentière ne doit pas être un frein au combat pour l’élimination de la violence faite aux filles et aux femmes. Elle réitère que dans tous les cas, ce sont les coupables et non les victimes qui doivent être sanctionnés.

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