JIOI 2019 - Jean-Michel Sénèque: «C’est avec les tripes que nous avons arraché la victoire et le bronze »

Avec le soutien de

«24 août 1990. Après 1h30 de vol, la délégation mauricienne en partance pour les 3es JIOI débarque à en début de soirée à Ivato, Antananarivo. Une fois les formalités aéroportuaires complétées, nous voilà embarqués dans des cars en route pour la capitale. Ce qui nous frappe d’emblée, ce sont les sourires, les visages accueillants des nombreux Malgaches en bordure de route, criant «Manao ahoana! Manao ahoana ! » - bonjour ! bonjour ! - malgré la température hivernale.

Toutes les délégations étaient logées dans un grand lycée dans le quartier d’Ampefiloa, à Tana. L’ambiance était très conviviale et nous profitions des rares moments de libre pour fraterniser avec d’autres participants. L’absence de joueurs de grande taille dans notre équipe fit que pour certains observateurs, nous étions les petits poucets de la compétition et pour d’autres des touristes. Mais c’était mal connaître notre détermination.

La compétition, au petit gymnase de Mahamasina,commence par une défaite contre les Réunionnais et leurs créopolitains. Nous étions donc obligés de battre les redoutables Seychellois, menés par le monumental Lenny Aglaë, pour nous qualifier en demi. C’est ce que nous fîmes avec autorité.

La demie contre les Malgaches fut à sens unique, les locaux étant tout simplement transcendants, littéralement portés par leur public survolté, et hors de notre portée.

Le match pour le bronze contre les Comoriens s’annonçait mal pour nous. La veille de la rencontre, je me réveillais en sursaut et constatais avec stupeur qu’un ongle de mon doigt était partiellement arraché. C’était très douloureux et je ne m’explique toujours pas comment cela m’est arrivé. N’empêche, il aurait fallu beaucoup plus que ça pour nous démotiver.

Les Comoriens nous étant supérieurs, du moins sur papier, la rencontre fut un mano a mano 40 minutes durant. Mais on ne voulait rien lâcher et, en fin de compte, c’est avec les tripes que nous avons arraché la victoire et le bronze. Au coup de sifflet final, nous nous sommes jetés les uns dans les bras des autres, car ce bronze représentait l’aboutissement d’une année d’entraînements intensifs, au rythme de huit fois la semaine, sous la férule du Russe Valery Alpatov, assisté d’Edouard Ah Piang. Notre grande fierté était de voir flotter le drapeau national lors de la cérémonie de remise des médailles.

Nos valeureux guerriers étaient feu James Ah-Chin, Patrick et Daniel Gopee, Clément Pang, Steeve Fareedun, Percy Ah Wye, Nicolas Duval, Christophe St Mart, Eric Ho Man Chong, Bernard Appadoo et Jhonny Wong Sun Wai, managés par Colette Cangy.

28 ans plus tard, ces souvenirs sont encore vivides et si j’ai un conseil pour les athlètes qui défendront nos cou- leurs dans quelques mois, c’est qu’ils se donnent à fond dans leurs entraînements et qu’ils aillent au bout de leurs rêves !»

Palmarès complet

1978 à 1983 : débuts sportifs comme gardien de but au sein du Racing Club de Maurice,

Tamil Cadets, Cadets United.

1991 : Champion de basket national avec l’A.S. Joinville de Maurice

1993 – 1998 : Entraîneur de l’USBBRH Basket filles – 2 titres de championnes de Maurice

1999 – 2007 : Entraîneur du Curepipe Starlight S.C. – 2 titres de championnes de Maurice

Palmarès relatif aux jeux des îles

1990 : Capitaine aux 3èmes Jeux à Madagascar

1998 : Joueur aux 5èmes Jeux à La Réunion

2007 : Entraîneur de la sélection masculine aux 7èmes Jeux à Madagascar

Publicité
Publicité

Les jeux arrivent à grands pas! Ne ratez rien des préparatifs des Jeux des îles de l'océan Indien avec notre dossier spécial ! Retrouvez les dernières nouvelles sportives de la région, des photos et vidéos, ainsi que tout plein d'autres informations ! Alé Moris!

D'autres articles »
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires