Journée mondiale: bienvenue dans l’Hémicirque !

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Au grand crique du Parlement, clowns, bouffons et illusionnistes sont rois.

Au grand crique du Parlement, clowns, bouffons et illusionnistes sont rois.

Ce dimanche 21 avril, les clowns, magiciens, illusionnistes et autres hommes invisibles sont à l’honneur. Pour cause, nous célébrons la Journée internationale du cirque. Profitons de l’occasion pour rendre hommage à nos artistes locaux qui, chaque mardi surtout, à partir de 11 h 30, nous gratifient d’un show original et haut en couleurs. Un peu à l’image des tenues de Stephan Toussaint. The show must go on. 

Peu importe la troupe, les locataires de l’Hémicycle ont toujours été les artistes préférés des Mauriciens. Depuis qu’ils passent à la télé, leur cote de popularité a encore augmenté. Pourquoi ? Parce que chaque semaine, le show est différent. Ou presque. À chaque fois que Maya, la maîtresse de cérémonie, fait son entrée, tout le monde est au garde-à-vous. Le spectacle peut alors commencer…

Un de nos artistes les plus connus est le magicien Vishnu. Déjà, avant même de prendre place sur scène, il avait promis un miracle. Mais les spectateurs n’ont rien vu venir et ont commencé à douter de ses talents jusqu’au jour où ils ont appris qu’il transforme les prêts bancaires en or sans garantie. Personne n’a été impressionné. Puis, il y a Thierry qui a essayé un tour baptisé «Je ne suis pas là mais je suis là» après un accident de la route et encore une fois, personne n’a applaudi et depuis, on est sans illusionnistes. 

Anil le dompteur

La spécialité d’Anil c’est le domptage d’animaux, mais il y a eu un problème. Il n’a rien vu. Ni lion, ni tigre, ni requin, ni drogue synthétique. Et le numéro n’a finalement jamais eu lieu… Depuis, il tire sur les pailles-en-queue dès que l’occasion se présente. 

Mais il ne faut pas croire que tout va mal au sein du cirque. Kalyan a eu un succès fou avec son numéro d’homme-caméléon, grâce à sa langue qui bouge plus vite que son ombre. Des années après la présentation, le public s’en souvient encore. 

Notre cirque compte aussi pas mal de transformistes qui, au fil des ans, changent de couleurs quasiment aussi vite qu’Arturo Brachetti change de costume. La troupe est menée par Joe qui, en cinq ans, est passé de mauve à bordeaux à couleur indéfinie à orange. Parfois, il fait aussi assistant de la maîtresse de cérémonie. Les autres transformistes, à l’instar de Raffick, Zouberr ou Marie-Claire, ont un peu moins de succès. Notre arène compte aussi plusieurs hommes invisi-bles. Ils sont là mais il faut faire des efforts pour remarquer leur présence. Vikash, Sharvanand et Rajcoomar en font partie. 

Sangeet l’équilibriste

Que serait un cirque sans un numéro dangereux qui donne la chair de poule ? Est-ce que l’équilibriste pourra marcher sur la corde raide sans chuter et se faire mal ? Jusqu’à présent, Sangeet, lui, a réussi. Il ne cesse de critiquer ses collègues artistes hors de la scène mais une fois qu’il est dedans, il se mure dans le silence total. 

Jadis, le cirque comptait également un responsable de la maison de l’horreur : Dan et sa fameuse «lakaz diab». Mais depuis qu’il a changé de fonction, la maison de l’horreur a changé de propriétaire, mais les massacres des monuments, qui font tout aussi peur, n’ont pas cessé. 

Ce qui est bien avec notre cirque, c’est que parfois, il y a même des numéros aquatiques. Le chef de la troupe, Pravind, mène souvent les spectateurs en bateau. Il est aidé par ses amis qui tiennent des postes importants. Mais travailler dans un cirque ne veut pas dire être négligé, à l’instar de Nando ou Shakeel, avec leurs cheveux bien coiffés, chaussures luisantes, parfois à talonnettes, qui octroient une attention particulière à leur look avant leurs numéros. Souvent, leur show consiste en des vocalises. 

Prem, Ravi, Showkut, clowns en titre

Et les clowns, que dire des clowns ? Ils se comptent par dizaines. Qu’ils soient sur scène ou en coulisses, les Prem, Showkutally et autres Ravi rivalisent d’ingéniosité pour essayer de trouver la phrase qui tue, afin de passer à la postérité. Ils y arrivent merveilleusement bien. Entre les «Phoenix pou vin enn New York City», «semer la zanzanie» et «mo figir koumans par deryer», les blagues ne manquent pas. 

Dans la série des jokes qui n’ont pas pris une ride malgré le temps qui passe, on retrouve aussi les 10 sous X 1,3 million = Rs 13 millions (cela aurait pu aider au miracle promis plus haut) et «péna labalenn dan Moris.» Vu le succès des clowns, d’autres ont essayé de se joindre à la troupe mais n’ont pas réussi. Etienne a joué son va-tout avec son «biskwi ek délo» pour les réfugiés et le public a ri jaune. Son «ferm to lagel», récemment, n’a pas été très ap-précié non plus. 

Comme dans tout cirque qui se respecte, parfois, des querelles éclatent. Résultat : certains artistes lev paké alé. Vishnu, après le miracle qui n’est jamais venu, est parti. Idem pour Roshi. Ce dernier a essayé de revenir, mais il n’a pas vendu assez de tickets.

Mais il faut croire que tout le monde au sein même de la troupe n’apprécie guère les talents de leurs confrères. Le doyen du cirque, le Mentor, ou encore son ami Ivan, s’endorment souvent pendant les prestations…

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