Reporters sans frontières met en garde contre la nouvelle ICTA

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En 2017, trois journalistes de l’express ont été interpellés suivant l’affaire impliquant l’ex-ministre de la Justice Ravi Yerrigadoo, a fait ressortir Reporters sans frontières dans son compte-rendu sur la liberté de la presse 2019.

En 2017, trois journalistes de l’express ont été interpellés suivant l’affaire impliquant l’ex-ministre de la Justice Ravi Yerrigadoo, a fait ressortir Reporters sans frontières dans son compte-rendu sur la liberté de la presse 2019.

Ces amendements à l’Information and Communication Technologies Act (ICTA) pourraient être utilisés pour intimider les journalistes les plus critiques à quelques mois des législatives. C’est ce que pense Reporters sans frontières en évoquant les amendements survenus en 2018 sur les publications en ligne. Il a, du reste, rendu public son classement pour cette année ce jeudi 18 avril. 

Maurice se trouve à la 58e place sur 180 pays en ce qui concerne la liberté de la presse. Le pays perd donc deux places comparé au classement de l’an dernier.

Dans ses commentaires, Reporters sans frontières souligne notamment que «bien que considéré comme l’un des pays africains modèles en matière de démocratie et de respect des droits humains, Maurice demeure un territoire où les journalistes peuvent être condamnés à de la prison ferme pour des publications jugées d'outrage à l'ordre public». Il relève notamment la nouvelle loi sur l’ICTA qui a considérablement durci l’arsenal législatif. «Ils permettent désormais de sanctionner de peines de prison les auteurs de contenus en ligne “contrariants” ou “dérangeants”.» 

Ces amendements avaient d’ailleurs soulevé un tollé auprès des internautes à Maurice. Alors que l’express y avait également dédié une parodie.

Reporters sans frontières souligne aussi que s’il n’existe pas de climat hostile envers les médias à Maurice, certains sujets touchant notamment au tourisme, à la corruption, aux communautés ou à la radicalisation religieuse restent difficiles à traiter, voire tabous. 

Et de rappeler qu’en septembre 2017, trois journalistes du quotidien L’Express avaient été interpellés par la police après la publication d’une affaire de blanchiment d’argent impliquant l’ex-ministre de la Justice.

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