Théâtre: Joyeuses Pâques, plus qu’un mois avant les réjouissances

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Joyeuses Pâques c’est un mari, Stephan (Philipe Houbert), qui ramène une jeune fille à la maison (Virginie Raoul Capdet), en l'absence de son épouse (Christine Gufflet).

Joyeuses Pâques c’est un mari, Stephan (Philipe Houbert), qui ramène une jeune fille à la maison (Virginie Raoul Capdet), en l'absence de son épouse (Christine Gufflet).

Du 15 au 24 mai, Philippe Houbert et Daniel Mourgues nous feront rire avec la pièce Joyeuses Pâques, de Jean Poiret. Les six représentations sont à l’affiche au Caudan Arts Centre.

C’est en chœur que l’équipe de Philippe Houbert et Daniel Mourgues va nous souhaiter Joyeuses Pâques. Cette adaptation de la pièce de Jean Poiret sera à l’affiche, pour six séances, au Caudan Arts Centre du 15 au 24 mai prochain.

Au départ, le choix de la pièce par Daniel Mourgues, n’était pas suivi par Philippe Houbert. Entre-temps, l’équipe enchaîne trois pièces de l’auteur britannique Ray Cooney: Espèces menacées, Stationnement alterné, Chat et souris. «C’est du gros comique que nous avons pris plaisir à faire, je ne crache pas dans la soupe, mais j’ai suggéré à Philippe Houbert que nous revenions à un comique un peu plus fin», affirme Daniel Mourgues.

Selon le metteur en scène, la difficulté réelle de cette pièce est qu’elle est, «uniquement attachée au texte et à la précision des acteurs». Ce qui explique pourquoi il est, «encore plus exigeant» avec l’équipe. «Là, il n’y a pas papi qui bascule par-dessus le canapé ou qui dégringole dans les escaliers. Il faut faire rire avec un texte qui est comme une dentelle qu’il faut savoir porter». Joyeuses Pâques a été joué 800 fois à la création.

Justifiant ses réticences, Philippe Houbert confie : «mon rêve c’est de jouer un jour autre chose qu’une pièce comique. Mais on sait que le public s’attend à ce que notre rendez-vous annuel soit distrayant». Sa retenue, dit-il était due à la, «peur de me mettre dans les chaussons de Jean Poiret». Après lui, cette pièce n’a été reprise que deux fois : par Pierre Arditi en 2000 et Roland Giraud en 2010. «L’âge passant, j’aborde cette pièce avec davantage de sérénité».

Est-ce exclu que l’équipe propose une pièce dite sérieuse ? Philippe Houbert : «on y songe. Éventuellement on pourrait faire une comédie et puis autre chose plus tard dans l’année»

*Places à Rs 700 et Rs 800.

Le casting

Belle brochette de nouveaux talents à découvrir. «Christine Gufflet et Julie Tyack ont débuté avec moi, dans Blaise et Le canard à l’orange, à la réouverture du théâtre de Port-Louis dans les années 1990. Pendant tout ce temps, elle ont continué à prendre des cours de comédie avec Marie-Ange Koenig», explique Philippe Houbert. Christine Gufflet explique que son rôle est celui de l’épouse qui rentre à l’improviste et qui découvre son mari en charmante compagnie. Son défi: jouer l’entre-deux. «Celle qui n’est au courant de rien, mais qui n’est pas dupe». Pour Christine Gufflet, le théâtre c’est sa thérapie contre la timidité. C’est par passion qu’elle suit des cours avec Marie-Ange Koenig depuis ces 20 dernières années, avec notamment un passage dans Carmen, adapté par Guy Lagesse.

Virginie Raoul Capdet est animatrice d’ateliers de théâtre de profession, à Tamarin. Dans Joyeuses Pâques, elle joue Julie, la jeune fille que Stephan (Philippe Houbert) ramène chez lui, en l’absence de son épouse (Christine Gufflet). «Elle a suivi Stephan parce qu’il lui plaît mais aussi parce qu’elle ne sait pas où dormir. C’est une fille pratique». Virginie Raoul Capdet a été vue dans Fami Pa Kontan des Komiko, en 2016. Elle a participé à la master class d’Antonia Malinova du cours Florent. Elle est installée à Maurice depuis fin 2014. Virginie Raoul Capdet y a suivi sa famille.

Julie Tyack joue pour sa part une mère, «fofolle, exubérante alors que les autres sont très classe et un peu guindés. Elle met les pieds dans le plat et en fait des tonnes». Elle a participé à la master class avec Francis Perrin, a eu une expérience sur le plateau de tournage de Serenity. Elle fait aussi du doublage.

Valérie Piriou joue madame Walter, l’épouse d’un industriel. Ils sont invités à dîner chez Stephan (Philippe Houbert) pour conclure un deal. «Ils ont réussi mais n’ont pas tous les codes de la bourgeoisie. Madame Walter a un petit vice, elle aime l’alcool». Française installée à Maurice depuis 20 ans, elle suit aussi les ateliers de Marie-Ange Koenig. Jean Marie Marrier incarne un «nouveau riche, mais avec un bon fond». Chanteur pendant 25 ans à Paris, Joyeuses Pâques marque ses débuts au théâtre. Il a vécu 40 ans en France et avait présenté son album au festival de jazz Ernest Wiehe, chez nous, en 2013.

Alessandro Chiara est Frédéric, le fils des Walter. Quatre ans après A gauche en sortant de l’ascenseur, il retrouve le tandem Philippe Houbert- Daniel Mourgues. Depuis un an et demi, il donne des cours de théâtre au sein de la Fondation Artis. Pour lui, le «théâtre est une mission»

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