Exportation vers Rodrigues: pommes de terre, piments et choux interdits

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Après l’embargo sur le limon rodriguais, cette fois, c’est l’exportation vers Rodrigues qui est concernée.

Après l’embargo sur le limon rodriguais, cette fois, c’est l’exportation vers Rodrigues qui est concernée.

Conséquence de la présence des chenilles légionnaires, l’échange de fruits et légumes entre Maurice et Rodrigues s’en trouve affecté. Outre l’embargo sur le limon rodriguais, l’importation de certains produits de Maurice a été interdite par l’Assemblée régionale de Rodrigues. Accompagné d’une délégation, Jean Richard Payendee, commissaire de la Pêche, de l’environnement et du tourisme de Rodrigues, sera à Maurice la semaine prochaine afin de mieux coordonner les mesures mises en place pour gérer les risques associés à la chenille légionnaire. 

Parmi les mesures arrêtées par l’Assemblée régionale de Rodrigues : l’interdiction d’importer des pommes de terre, piments et choux en raison de leur potentiel à être des vecteurs de la chenille légionnaire. Les exportateurs de fruits et légumes mauriciens devront aussi améliorer les conditions d’expédition vers Rodrigues. Ils devront impérativement démontrer que leurs produits sont conservés dans des conteneurs frigorifiques et qu’ils détiennent un document du ministère de l’Agro-industrie certifiant que la qualité des fruits et légumes est conforme aux règles phytosanitaires existantes. 

Jean Richard Payendee a déploré que les conditions dans lesquelles ceux-ci sont expédiés à Rodrigues ne respectent pas toujours les obligations phytosanitaires. Entre-temps, l’Assemblée régionale se trouve devant un véritable dilemme pour écouler les limons de Rodrigues. 

Le commissaire Jean Richard Payendee dit regretter que l’Assemblée régionale n’ait pas été impliquée préalablement dans la décision de bannir leur exportation. Dans un premier temps, ces limons, estimés à quelque 50 000 unités et qui sont le reliquat de la récolte sérieusement compromise par le passage des cyclones Gelena et Joaninha, seront achetés par la Rodrigues Trading and Marketing Company. Il est question de faire en sorte qu’un produit de Rodrigues puisse être transformé et entrer dans le circuit de la consommation locale. 

«C’est une excellente occasion qui nous est donnée pour envisager d’autres alternatives au cas où l’achat de nos produits par Maurice devait être interrompu. Le concept de l’autonomie devrait s’appliquer sur ce plan-là aussi», fait ressortir Jean Richard Payendee. Il pense notamment à la mise en place d’unités de conservation de limon afin de prévenir tout risque de pénurie, ou encore inciter les Rodriguais à renforcer leur consommation de boissons à base du limon en vue de réduire la dépendance sur des boissons en provenance de l’étranger. «Il nous faut apprendre à transformer une faiblesse en une occasion pour nous dépasser, à être créatifs et à exploiter l’émergence de nouvelles ouvertures pour le limon de Rodrigues», est-il d’avis.

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