Inde: deux personnalités du camp Modi accusées de menaces sur les électeurs

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Deux personnalités du parti du Premier ministre indien Narendra Modi.

Deux personnalités du parti du Premier ministre indien Narendra Modi.

Deux personnalités du parti du Premier ministre indien Narendra Modi, dont un membre dissident de la dynastie des Gandhi, ont été accusées samedi d'utiliser la menace pour forcer les électeurs à voter en leur faveur aux législatives qui ont commencé jeudi.

Dans une vidéo, la ministre du Bien-être des femmes et des enfants, Maneka Gandhi, apparaît en train d'expliquer lors d'une réunion à des membres de la communauté musulmane qu'ils seraient exclus de tout emploi officiel s'ils ne votaient pas pour elle.

«Je vais gagner, avec l'aide du peuple. Mais si ma victoire arrive sans le soutien des musulmans, (...) cela me laissera un goût amer. Et lorsqu'un musulman se présentera pour avoir du travail, je me dirai tant pis pour lui...», déclare-t-elle dans cette vidéo.

Maneka est la veuve de Sanjay Gandhi, tué dans un accident d'avion en 1980, lui-même fils d'Indira Gandhi, qui a dirigé le pays jusqu'à son assassinat en 1984. Maneka a ensuite quitté le clan et son puissant Parti du Congrès pour rejoindre les nationalistes de Modi.

Ses propos ont provoqué des commentaires outragés, y compris venant du Parti du Congrès, maintenant dirigé par Rahul Gandhi, le neveu de Sanjay.

Sanjay Gandhi, au gouvernement alors que sa mère était au pouvoir, avait eu un rôle important dans la mise en place d'un programme de stérilisation forcée pour tenter de réduire l'augmentation de la population, programme qui avait été appliqué de façon nettement plus forte dans les régions musulmanes.

Par ailleurs, un moine hindou, Sakshi Maharaj, également du parti nationaliste au pouvoir, a prévenu des électeurs réunis dans la ville de Kanpur (nord) qu'il les «maudirait» s'ils ne votaient pas pour lui.

«Lorsqu'un saint vient mendier et que vous ne lui donnez pas ce qu'il demande, il retire tout le bonheur de votre famille et à la place il lance une malédiction sur la famille», a-t-il déclaré, affirmant qu'il ne faisait que citer les écritures saintes hindoues.

Ce député, qui se présente pour un second mandat aux élections législatives qui s'achèvent le 19 mai, est actuellement accusé de 34 crimes et délits y compris de meurtre, vol et fraude. Par le passé, il avait appelé les Hindous à avoir beaucoup d'enfants pour que leur population grossisse plus vite que celle des musulmans.

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