Bleues: le Japon, dernier cador avant le Mondial

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L'équipe de France féminine, le 2 avril 2019 à Clairefontaine.

L'équipe de France féminine, le 2 avril 2019 à Clairefontaine.

A deux mois de la Coupe du monde à domicile, l’équipe de France féminine veut encore «peaufiner quelques détails» et passe jeudi à Auxerre (21h00) son ultime gros test face au Japon, finaliste du dernier Mondial.

Les Bleues affronteront ensuite le Danemark lundi à Strasbourg (21h00). Ces deux adversaires ont été choisis à dessein: selon la sélectionneure Corinne Diacre, Japonaises et Danoises «ont des styles de jeu assez similaires» à ceux de la Corée du Sud et de la Norvège, que la France rencontrera au premier tour de la Coupe du monde, dans son groupe A (avec le Nigeria).

«Il faut juste qu’on arrive à travailler sur quelques détails qui nous ont fait défaut notamment contre l’Allemagne. Le Japon et le Danemark seront deux très bons tests», estime la technicienne.

Fin février, ses Bleues se sont inclinées contre la «Mannschaft» (1-0), l’un des principaux concurrents pour le titre mondial, avec les États-Unis.

En attaque, l’absence de la buteuse Eugénie Le Sommer, blessée, s’est faite cruellement ressentir. Cette fois, la Lyonnaise aux 157 sélections fête son retour, après de bonnes performances sur les terrains, dont un doublé en Ligue des champions contre Wolfsbourg pour envoyer l’OL en demi-finales (4-2).

Le Japon, vainqueur du Mondial-2011 et finaliste de l’édition 2015, «c’est une grosse équipe, qui fait partie de ce qui se fait de mieux dans le football féminin. Ça va être un match difficile mais ça permet de se confronter aux meilleures pour se préparer pour la Coupe du monde», souligne l’attaquante, interrogée par l’AFP.

«Objectif finale»

Le Sommer retrouvera d’ailleurs une coéquipière lyonnaise dans le camp d’en face, Saki Kumagai, vedette de la sélection nipponne, également vice-championne olympique en 2012.

Côté français, l’enjeu est bien sûr de marquer des points avant la liste des 23 joueuses retenues pour la Coupe du monde, dévoilée durant la première quinzaine de mai.

Principale interrogation pour cette liste fatidique, la présence ou non de la meilleure buteuse du championnat de France, Marie-Antoinette Katoto.

Décevante en Ligue des champions, la Parisienne ne figure pas dans le groupe français pour ces deux matches de préparation du mois d’avril. Diacre a pourtant nié toute idée de sanction. «Marie-Antoinette Katoto fait partie du groupe, d’un groupe élargi, et j’ai surtout souhaité revoir Emelyne Laurent, que je n’ai pas vue en 2019».

La Bordelaise Viviane Asseyi, auteure d’un très bon match et de l’ouverture du score début mars face à la modeste sélection uruguayenne (6-0), a quant à elle été rappelée.

Est-elle stressée à l’approche de la liste ? «Si on se prend trop la tête, si on se dit que la liste tombe bientôt, si on se demande +Est-ce que je vais y être ou pas?+, on jouera forcément mal. Or, il faut être performant sur le terrain. Si tu l’es, il t’arrivera de belles choses», répond-elle à l’AFP.

Mardi midi à Clairefontaine, les joueuses de l’équipe de France ont reçu la visite du président de la Fédération, Noël Le Graët. Les objectifs du patron de la FFF, interrogé par l’AFP, sont clairs pour le Mondial: «Je viens de les voir. J’ai dit +seules les deux premières places m’intéressent+, donc la finale. Et elles sont assez d’accord!». Le Mondial commence dans à peine plus de soixante jours.

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