Maladies importées: Maurice à risque

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L’assemblée a été attentive aux explications du Dr Prabodh Munbodh, hier, à Vallée-des-Prêtres.

L’assemblée a été attentive aux explications du Dr Prabodh Munbodh, hier, à Vallée-des-Prêtres.

À ce jour, Maurice compte 26 cas de fièvre dengue. Une maladie qui aurait fort probablement été importée. Avec l’ouverture de ses frontières le pays est en fait de plus en plus vulnérable.

Deux nouveaux cas de fièvre dengue ont été recensés dans la journée d’hier, jeudi 14 mars. Et ils concernent encore une fois Vallée-des-Prêtres. Ce qui ramène à 21 le nombre de patients dans cette région. Et, 26 au total, au niveau national. Si l’origine de la maladie est incertaine, l’hypothèse la plus plausible est qu’elle a été importée, soit par des étrangers ou par des Mauriciens ayant récemment voyagé. Étant donné que les moustiques, vecteurs de la fièvre dengue, sont présents au pays, la propagation s’est faite «facilement».

Dans les milieux proches de la Santé, on avance que le pays devrait faire face de plus en plus à ce genre de phénomène. Étant donné que davantage de Mauriciens voyagent et le nombre de visiteurs étrangers, ces «cas importés» ne peuvent facilement être contrôlés. «La première fois que l’île a dû faire face à une épidémie importée, c’était en 2006. Une bonne partie de la population avait été frappée par le chikungunya, également transmis par des moustiques. Cette maladie avait été introduite par ceux qui avaient visité La Réunion. L’île sœur était déjà affectée», souligne-t-on. D’ajouter que des cas de dengue ont été recensés à La Réunion mais ils peuvent également provenir de l’Inde ou d’Asie.

Justement, quel contrôle est appliqué par le ministère de la Santé ? D’abord, un responsable interrogé indique qu’à leur descente d’avion, il est demandé aux passagers de remplir un formulaire avec moult détails. Ils doivent dire, par exemple, s’ils ont de la toux ou s’ils souffrent d’autres maux.

Aucun Moyen

Que se passe-t-il si certains choisissent de mentir ? Le responsable répond qu’il existe un «thermal detector» à l’aéroport. Cet appareil est placé à proximité du comptoir des inspecteurs sanitaires de la Santé publique et identifie les passagers qui affichent une température corporelle plus élevée. Le même protocole existe au port, pour les visiteurs ou Mauriciens qui débarquent des bateaux de croisière.

Il existe cependant un hic. Il n’y aucun moyen de détecter les virus en période d’incubation. En d’autres mots, si un passager vient, par exemple, d’être contaminé par la fièvre dengue, il ne présentera aucun symptôme, tel que la fièvre, dans l’immédiat. Il peut donc passer l’étape sanitaire sans être inquiété.

Quant aux passagers qui présentent des symptômes, ils sont pris en charge par le médecin de service. Dépendant des cas, des examens plus poussés sont effectués et un traitement administré. Par la suite, le responsable avance que l’inspectorat sanitaire effectue des visites aux domiciles des «patients». Leur entourage est également passé au crible.

Dans plusieurs cas, une surveillance plus poussée a été instaurée par les autorités sanitaires. Notamment lorsque des épidémies font rage dans d’autres pays. Comme l’année dernière, lorsque la peste et le peste faisaient des victimes à Madagascar. Mais aussi le coronavirus qui affectait le Moyen-Orient ou encore la malaria au niveau de la Grande péninsule. Au ministère de la Santé, l’on avance que les risques sont là, en ouvrant nos frontières. Mais que comme dans le cas de la fièvre dengue, des mesures de précaution existent pour contrôler la contamination, de même que la propagation.

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