Salazie: Mona Bhaujhoo aime la vie calme de gardien de chasse

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Amrita Bhaujhoo s’est habituée, au fil des années, à vivre loin de la civilisation.

Amrita Bhaujhoo s’est habituée, au fil des années, à vivre loin de la civilisation.

Un toit, sa famille et des animaux. C’est tout ce dont Mona Bhaujhoo, 45 ans, a besoin pour mener une vie tranquille. Il l’a trouvée depuis 20 ans sur une chasse de Salazie, dont il a la garde.

Nous sommes allés à sa rencontre là où il vit. La maison de Mona Bhaujhoo intrigue car il n’y a pas d’autres habitations à part la sienne, au milieu des bois, qui donnent sur la route principale de Salazie. Ce gardien de chasse ne tarde pas à raconter son parcours. Mona Bhaujhoo vit loin de la civilisation et a l’air de s’en porter très bien.

Pour gagner sa vie, il travaille principalement comme gardien. Comme il gère la chasse à plein-temps, il en profite aussi pour cueillir des fruits qui poussent à l’état sauvage comme la goyave de Chine, qu’il vend ensuite devant sa maison à Rs 10 le sachet. «Je me suis installé ici avec ma femme et mes enfants. La maison a été fournie par mon patron car je dois être impérativement près de la chasse. Cela me facilite aussi la tâche puisque je n’ai pas à voyager tous les jours pour arriver sur mon lieu de travail. Et puis, j’ai ma famille à mes côtés. Que demander de plus ?», confie Mona Bhaujhoo.

Mona Bhaujhoo vend des goyaves de Chine pendant son temps libre, devant sa maison.

L’amour de la nature

Il ne prend pas le temps de se reposer. «Pendant mon temps libre, je m’occupe de ma famille et de mes animaux. Je fais aussi des petites siestes pour me départir de la fatigue accumulée durant mes heures de garde. Vivre loin de tout le monde me rend heureux. C’est ce que j’aime : la simplicité et la nature», fait-il valoir.

Il travaille de 6 à 11 heures en matinée et ensuite de 15 à 22 heures. «Heureusement que ma femme est compréhensive et m’apporte son soutien», fait-il ressortir. Amrita Bhaujhoo, l’épouse de Mona, acquiesce et se dit heureuse et fière de son époux.

Si Mona Bhaujhoo avoue ne pas rechercher la compagnie d’autres personnes, il est clair qu’il adore les animaux. «J’ai beaucoup de chiens que je soigne avec amour. J’ai aussi des poules et des coqs», avance-t-il.

Récemment, il n’a pas hésité à s’occuper d’un bébé sanglier blessé aux yeux, qu’il a découvert dans la chasse. «En travaillant, j’ai aperçu un petit sanglier blessé. Il s’est probablement fait mal aux yeux en se bagarrant avec d’autres sangliers. Je l’ai ramené à la maison où je lui ai prodigué les soins nécessaires. À présent, il se porte bien et nous allons bientôt le relâcher dans la chasse», raconte-t-il.

Vivre loin des régions développées comporte également de petits inconvénients. Mona Bhaujhoo ne dira pas le contraire. «Outre le fait qu’on ne sait pas ce qui se passe autour de nous, on a aussi du mal à se déplacer car il faut marcher une longue distance pour pouvoir attraper un autobus. Nous n’avons pas d’électricité non plus et notre énergie provient de panneaux photovoltaïques», avance le gardien. Mais malgré ces points noirs qu’il trouve insignifiants, pour rien au monde, Mona Bhaujhoo ne changerait de vie.

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