Affaire Utchanah: l’«excès de zèle» de la police décrié

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Mahen Utchanah, Campaign Manager de la défunte alliance PTr-MMM au n°7.

Mahen Utchanah, Campaign Manager de la défunte alliance PTr-MMM au n°7.

«Cinq personnes ont été placées en état d’arrestation trois mois avant la déposition au complet de Pravind Jugnauth dans le cadre d’un viol de l’ICT Act.» Déclaration du chef inspecteur (CI) Rughunundun, du Central Criminal Investigation Department (CCID), hier, mercredi 27 février, dans le cadre du procès en réclamation de dommages de Rs 500 000 qu’intentent Mahendra Utchanah et son fils Manindra à l’État et au commissaire de police pour arrestation arbitraire.

Le Campaign Manager de la défunte alliance PTr-MMM et son fils avaient été arrêtés en 2015, sous deux accusations provisoires de complot. La police les soupçonnait d’avoir diffusé une bande sonore préjudice à Pravind Jugnauth, sa femme et ses deux  filles lors d’un meeting public, le 8 décembre 2014.

En cour, le CI Rughunundun, qui avait agi sous les instructions du chef du CCID d’alors, Heman Jangi, a indiqué que l’enquête n’est pas encore bouclée, bien que les accusations aient été rayées devant la cour de district de Rivière-du-Rempart. «I put it to you that this complaint has benefited from a favourable treatment ?» lui a demandé Me Ashley Ramdass, qui représente les plaignants. Ce à quoi il a répondu par la négative. Me Ramdass l’a confronté à une autre question. Il a indiqué que lorsqu’il faisait partie de l’opposition, Pravind Jugnauth avait fait une entrée auprès du poste de police de Vacoas contre les plaignants pour actes diffamatoires, malicieux et vexatoires. «Ce n’est que lorsqu’il a été élu membre du Parlement après les élections du 10 décembre 2014 que le dossier a été référé au CCID», a répondu le CI Rughundun.

Pressé de questions, il a révélé que tous les cas de violation de l’ICT Act ne sont pas normalement référés au CCID. «Does a regular police complaint depend on political status of complainant ?», lui a lancé l’avocat Ramdass.

Le témoin n’a pas non plus été en mesure d’expliquer si c’est une pratique courante de la police de procéder à l’arrestation des suspects, bien avant qu’une déposition soit faite en bonne et due forme. Avant de révéler, suite à une autre question, que la police a recueilli la déposition de Pravind Jugnauth à son domicile, le 17 mars 2015, alors que telle n’est pas une pratique de la police. Poussant ainsi Me Ramdass à déclarer : «I put it to you that there was an excès de zèle from the police because that complainant was later made minister of this government?»

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