Ligue des champions: Manchester City renverse Schalke in extremis

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L'attaquant de Manchester City Raheem Sterling offre la victoire 3-2 à son équipe sur le terrain de Shalke 04, en 8e de finale aller de la Ligue des champions, le 20 février 2019 à Gelsenkirchen.

L'attaquant de Manchester City Raheem Sterling offre la victoire 3-2 à son équipe sur le terrain de Shalke 04, en 8e de finale aller de la Ligue des champions, le 20 février 2019 à Gelsenkirchen.

L’expérience a fait la différence! Menés 2-1 jusqu’à la 85e minute, Manchester City réduit à 10 s’est imposé 3-2 à Schalke mercredi soir, après un match pourtant peu convaincant pour un candidat à la victoire en Ligue des champions.

«Nous n’atteindrons pas la dernière phase de la compétition si nous ne nous améliorons pas», a mis en garde le coach de City, Pep Guardiola, après le match.

Il a d’abord fallu une merveille de coup franc direct de Leroy Sané, l’ancien de Schalke, pour que Manchester City égalise à la 85e minute. Quatre minutes plus tard, la fusée Raheem Sterling profitait d’un mauvais placement de la défense pour donner la victoire au leader du championnat d’Angleterre.

«A la fin, c’est la qualité des joueurs qui a fait la différence», a ajouté Guardiola.

Trois buts avaient été marqués en première période. Après l’ouverture du score par Agüero, Bentaleb avait réussi deux pénalties pour Schalke.

En empruntant le tunnel de la Veltins Arena, représentant un couloir de mine, hommage de la Ruhr à son passé houiller, les stars de City ne s’attendaient probablement pas à devoir aller à ce point au charbon, contre une équipe 14e de la Bundesliga, qui lutte pour ne pas glisser vers la zone rouge de relégation.

Guardiola, qui mène l’équipe pour la troisième saison, était sous pression. Le club a massivement investi pour se donner les moyens de gagner la compétition reine, et le Catalan est un élément clé de cet investissement. Mais il a échoué deux fois de suite à atteindre le dernier carré, éliminé dès les 8e de finale par Monaco en 2016-2017, puis par Liverpool, le rival honni, en quarts la saison dernière.

Supériorité individuelle

Avant le match, il avait dit les choses très simplement: «Nous devons montrer le charisme et la personnalité nécessaires pour nous imposer à l’extérieur. Si vous voulez rêver et passer les tours dans la phase de KO, vous devez imposer votre jeu».

Il avait retenu pour ce faire une équipe sans surprise, laissant sur le banc au coup d’envoi le feu follet allemand Leroy Sané, pour aligner l’attaque de tontons flingueurs qui avaient éparpillé Chelsea 6-0 «façon puzzle» en Premier League début février: Sterling-Agüero-Bernardo Silva, sous la baguette du chef d’orchestre Kevin De Bryune.

Les Citizens n’ont même pas eu besoin de forcer leur talent pour ouvrir le score, Sergio Agüero profitant d’une grossière erreur de relance du gardien Ralf Fährmann dès la 18e minute.

Mais Schalke a repris l’avantage avant la pause grâce à deux pénalties transformés par Nabil Bentaleb (38e et 45e). Sur le premier, le jeu a été arrêté cinq bonnes minutes, le temps que l’assistant vidéo convainque l’arbitre que le tir de Caliguiri avait bien été dévié de la main par Otamendi. M. del Serro Grande a finalement accordé le pénalty sans même aller consulter son écran de contrôle.

En seconde période, les Citizens ont longtemps poussé, tenté, frappé. En vain. Pire, ils n’ont pas été vraiment dangereux, tous leurs tirs lointains étant non cadrés, ou détournés par des défenseurs (De Bruyne, 47e, 74e, Agüero 52e, Bernardo Silva 77e).

L’exclusion de Nicolas Otamendi à la 68e minute pour un deuxième carton jaune aurait pu les condamner. Mais à dix, ils ont fait valoir leur supériorité individuelle, et retourné un match qui leur avait échappé pendant longtemps.

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