Des momies de plus de 2 000 ans découvertes en Egypte

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Elles ont plus de 2000 ans, mais sont «en bon état»: plus de 40 momies – non il ne s’agit pas de politiciens mauriciens - datant de la période ptolémaïque, des dynasties d’origine grecque (323 à 30 av. J.-C.), ont été dévoilées en grande pompe dans des catacombes en Égypte par le ministère des Antiquités, il y a deux semaines environ.

C'est devant un parterre d'une quarantaine de diplomates invités avec leurs familles, que Khaled El-Enany, ministre des Antiquités Egyptiennes, dans un show désormais bien huilé, a présenté les premières découvertes archéologiques de l'année 2019.

Pour les contempler, il faut emprunter une fine échelle et descendre un tunnel en pierre étroit de neuf mètres. Sous le sol sableux du site archéologique de Tuna el-Gebel à Minya (Tounah el-Gebel), en Moyenne Egypte (centre), au sud du Caire, une vaste pièce donne accès à plusieurs chambres minuscules taillées dans la roche. Cette même nécropole où en avril 2017, d'autres séries de corps momifiés avaient déjà été mis au jour, comme l'avait alors relayé Sciences et Avenir.

À l'intérieur, des momies brunâtres sont posées à même le sol ou placées dans des cercueils ouverts en argile blanche. De sexes et de tailles différents, elles sont enveloppées de lin ou décorées d'écritures démotiques, une langue égyptienne antique. Certaines portent encore des fragments de carton coloré, un matériau utilisé pour la fabrication de masques funéraires.  

Selon le ministère égyptien des Antiquités, des hommes et des femmes, des enfants et même des animaux de compagnie ont été découverts dans un tombeau familial appartenant à «la petite bourgeoisie» de l'époque ptolémaïque, du nom de la dernière dynastie pharaonique régnante. Celle d'origine grecque, dont la célèbre reine Cléopâtre VII Philopator (67-30 av. J.-C) fut la dernière souveraine avant que l'Égypte ne passe sous domination romaine. Des ostracons - des tessons portant des écrits - et des fragments de papyrus ont également été découverts sur place, ce qui selon le Secrétaire général du Conseil suprême des antiquités, Mostafa Waziri pourraient faire remonter certains de ces enterrements aux périodes primitives romaine et byzantine.

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