Thomas Voeckler: «Les coureurs mauriciens ont eu un très bon comportement sur la Tropicale Amissa Bongo»

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Thomas Voeckler a visité l’île Maurice à plusieurs reprises.

Thomas Voeckler a visité l’île Maurice à plusieurs reprises.

L’ancien cycliste professionnel Thomas Voeckler, 39 ans, a passé quelques jours de vacances en famille dans notre île. Il a fait le saut après avoir agi comme parrain d’une cyclosportive à la Réunion. Juste avant, celui qui a commencé la pratique du vélo en Martinique à l’âge de 12 ans se trouvait au Gabon où il a également eu le rôle de parrain de la Tropicale Amissa Bongo.

Thomas Voeckler, il paraît que vous êtes un visiteur régulier de l’île Maurice…
Je ne sais pas si on peut dire cela. Mais je suis venu en touriste quelques fois. C’est ma cinquième visite dans l’île. J’étais venu la première fois en 2007 pour mon voyage de noces et j’ai beaucoup aimé. Je suis donc revenu. De plus, Jacky Durand (ancien cycliste professionnel résidant désormais à Maurice) qui est un ami m’a permis de découvrir un peu plus votre île.

Vous étiez à la Réunion juste avant, n’est-ce pas ?
Absolument. Autant j’ai visité l’île Maurice à plusieurs reprises, autant je ne connaissais pas la Réunion. J’étais le parrain d’une cyclosportive (qui a eu lieu le dimanche 3 février) et j’étais présent à la remise des prix. J’ai échangé avec les participants et signé des autographes. C’était de bons moments.

Fin janvier, vous étiez présent sur la Tropicale Amissa Bongo au Gabon en tant qu’invité d’honneur. Comment avez-vous vécu ce moment ?
La Tropicale Amissa Bongo, je l’ai faite à quatre reprises quand j’étais coureur. Je l’adorais. C’était la seule fois dans la saison où on partageait un moment avec les sélections africaines. C’est une course de début de saison mais une course de très bon niveau. Cette fois, j’ai pu échanger avec les coureurs africains en  n’étant plus leur adversaire. J’ai pris ce rôle de parrain très à cœur. Ce qui est bien aussi c’est qu’en étant au Gabon puis à la Réunion et à Maurice, j’ai esquivé le froid qu’il fait en France.

La sélection mauricienne a pris part à cette prestigieuse course pour la première fois cette année. Est-ce que vous avez eu l’occasion de rencontrer les coureurs mauriciens ?
Oui, absolument. Quand j’ai su qu’une sélection de Maurice était présente, je suis tout de suite allé à la rencontre des coureurs. J’ai parlé au directeur sportif et j’ai donné quelques conseils tactiques aux coureurs. Je suis allé les saluer tous les jours. Un des coureurs mauriciens a été victime d’une chute lors d’une étape (NdlR : Gregory Lagane) mais il n’a pas lâché l’affaire. C’était leur première expérience sur la Tropicale face à des coureurs qui ont déjà fait le Tour de France et je trouve que les coureurs mauriciens ont eu un très bon comportement.

Quelle est votre appréciation du niveau du cyclisme africain ?
Il est clair qu’il y a des disparités. On voit des pays tels que l’Erythrée et le Rwanda qui ont un niveau très correct et qui rivalisent presque avec les équipes européennes. Pour d’autres, c’est plus compliqué à l’instar du Gabon, du Cameroun ou du Burkina Faso. Il y a beaucoup de paramètres à mettre en place et puis c’est aussi une question de moyens financiers. Mais cette année, sur la Tropicale Amissa Bongo, ça a roulé très vite. Il y avait une grosse concurrence et les cyclistes africains ont été loin d’être ridicules. En 10 ans, il y a eu une belle progression.

Vous avez pris votre retraite sportive en 2017. Etesvous déjà fixé quant à la nouvelle orientation que vous voulez donner à votre carrière ?
Je suis encore en phase de décision. Je digère ma fin de carrière parce que cela ne fait qu’une année et demie que j’ai quitté le cyclisme professionnel. Je suis actuellement une formation de manager de club sportif qui me permettra plus tard de diriger une équipe professionnelle. Je vais la compléter en septembre. Parallèlement, je suis consultant télé et je défends la cause du vélo auprès de certaines instances. Il y a aussi des sponsors que je représente. A plus long terme, on verra.

Quels sont les moments que vous considérez comme les meilleurs de votre carrière de cycliste professionnel ?
En fait, il y en a trois. Le premier, c’est quand je deviens champion de France sur route pour la deuxième fois en 2010 (NdlR : il avait déjà été sacré en 2004). Puis, les deux fois où j’ai porté le maillot jaune sur le Tour de France pendant 10 jours, en 2004 et 2011. Le troisième, c’est quand je ramène le maillot à pois du meilleur grimpeur au terme du Tour de France 2012. Si au début de ma carrière, on m’avait dit que j’allais réaliser tout cela, je ne l’aurais pas cru. Mais au-delà de ces performances, ce qui me rend très fier aussi c’est d’avoir gardé mon éthique pendant toute ma carrière alors que le cyclisme passait par des moments compliqués. Je suis heureux d’être resté droit dans mes bottes…

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