Landscope Ltd: une troisième cyber tour envisagée à Ébène

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La raison principale d’un troisième cyber tour à Ébène est l’incapacité à satisfaire la demande du marché pour de nouveaux espaces.

La raison principale d’un troisième cyber tour à Ébène est l’incapacité à satisfaire la demande du marché pour de nouveaux espaces.

Un troisième cyber tour verra-t-elle le jour à la Cybercité d’Ébène ? Une réflexion de Landscope (Mauritius) Ltd s’oriente dans cette direction. Cette société, dont le principal actionnaire est le gouvernement, est engagée dans le secteur de l’immobilier.

La principale raison est l’incapacité à satisfaire la demande du marché pour de nouveaux espaces dans la Cybercité. «La demande pour les espaces bureaux à Ébène, surtout pour les deux cyber tours, dépasse la capacité actuelle. Landscope est en train de considérer la construction de la cyber tour 3 pour répondre à ces multiples requêtes», indique Naila Hanoomanjee, Chief Executive Officer (CEO) de Landscope.

La Sri Atal Behari Vajpayee Tower, anciennement Cyber Tower 1, la Cyber Tower 2 et l’Ébène Cybercity Business Park sont occupées à 100  % (voir tableau). Des espaces pour bureaux sont disponibles au Trade and Marketing Centre de Mer-Rouge et au bâtiment Hi Tech à Rose-Belle. Le premier est occupé à 63 % ; alors que le second ne l’est qu’à 11 % seulement.

Explication de Naila Hanoomanjee au sujet de la situation de la Rose-Belle Hi Tech : «Bien que le bâtiment soit attirant et situé près de l’aéroport, on trouve difficilement des locataires. Ces derniers recherchent des endroits centraux, qui peuvent être facilement accessibles à tous leurs employés. Par exemple, il serait difficile pour une personne habitant le Nord d’aller à Rose-Belle tous les jours.»

Bâtiments industriels à repenser

Landscope (Mauritius) Ltd éprouve quelques difficultés avec les bâtiments construits dans les années 80, par l’intermédiaire de la défunte Mauritius Export Development and Investment Authority (MEDIA), dirigée à l’époque par Chand Bhadain. «Ces bâtiments industriels sont à repenser pour une efficience optimale. Ils ont été construits, à travers l’île, dans les endroits où l’accès direct à l’emploi était un facteur clé pour le secteur manufacturier, plus précisément les investisseurs étrangers utilisant Maurice comme plateforme. Les bâtiments situés dans des endroits éloignés, notamment Bel-Air et Rivière-du-Rempart, semblent stagner.» La CEO avance que les investisseurs se plaignent du manque de main-d’œuvre qualifiée et des difficultés d’accessibilité à ces sites.

Situation différente à Quartier-Militaire, à Bambous et à Forest-Side, où l’ex-MEDIA a également fait construire des bâtiments industriels. «Les espaces y sont virtuellement occupés à 100 %.» Plusieurs pistes ont été envisagées par Landscope (Mauritius) Ltd en vue d’améliorer sa performance au niveau des bâtiments industriels qui ont du mal à trouver preneur. «Nous repensons les bâtiments industriels qui sont difficiles à louer. Nous essayons de trouver une utilisation alternative. Par exemple, les convertir en bureaux, les sous-diviser pour les louer aux petites et moyennes entreprises, entre autres.»

Au chapitre du programme de construction de Landscope (Mauritius) Ltd figure le démarrage des travaux en vue de la rénovation de l’Astrolabe et du tunnel se trouvant au côté nord du Caudan, et celle du Grenier et ses alentours. Un appel d’offres pour la réalisation des travaux au Grenier sera lancé incessamment. Un nouveau morcellement résidentiel sera lancé bientôt à Côte-d’Or.

Promoteur de référence

«La stratégie de Landscope est d’agir comme un promoteur de référence. Son principal objectif consiste à mettre à la disposition des opérateurs du privé des zones de développement, avec tous les services appropriés, afin qu’ils puissent développer leurs projets. C’est un modèle qui a été mis en place au niveau de la Cybercité d’Ébène et du Riche-Terre Business Park. Ce sera également le cas pour Côte-d’Or Smart City, le projet du front de mer des Salines, le Côte-d’Or Hi-Tech Park et le Rose-Belle Pharmaceutical and Life Sciences Park.»

La performance de Landscope (Mauritius) Ltd sur le plan financier pour l’exercice se terminant au 30 juin 2018 a rélévé des bénéfices nets de Rs 44,9 millions après impôts. Ce qui représente une hausse de 56 % comparativement aux résultats enregistrés à la fin de l’exercice précédent. Le montant des actifs nets de Landscope (Mauritius) Ltd s’est élevé à Rs 10,3 milliards. Les revenus engrangés à la même période étaient de 251 millions.

Landscope (Mauritius) Ltd a émergé en 2016, après la fusion en une seule et même entité de Business Parks of Mauritius Ltd (BPML), de la State Property Development Co Ltd, de Tourist Villages Company Ltd, de la State Land Development Company Ltd et de la Pailles International Conference Centre Ltd. Pour la petite histoire, en octobre 2016, le CEO de BPML, Koomaren Chetty, avait déjà annoncé la construction d’une troisième tour.

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