Paris Grand Slam: Malonga signe la deuxième victoire française, zéro pointé chez les messieurs

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La Française Madeleine Malonga lors de sa victoire aux championnats d'Europe de judo en moins 78 kg le 28 avril 2018

La Française Madeleine Malonga lors de sa victoire aux championnats d'Europe de judo en moins 78 kg le 28 avril 2018

«C’était un rêve de petite fille»: après trois podiums ces dernières années, Madeleine Malonga a enfin été couronnée en -78 kg lors de la seconde journée du Grand Slam de Paris dimanche à Bercy.

Dominatrice toute la journée, Madeleine Malonga a abordé la finale en ayant battu toutes ses adversaires par ippon et la victoire, cette fois sur pénalité, ne lui a pas échappé.

«Gagner, c’est gagner», exulte-t-elle à la sortie du tatami, petit pas de danse à l’appui.

La championne d’Europe tricolore signe le second succès français du tournoi après celui de Clarisse Agbegnenou dans la douleur la veille. «J’ai tout donné, j’y ai même laissé une épaule», a ironisé la triple championne du monde, bras en écharpe dimanche, en attente d’une IRM lundi matin pour connaître la «gravité» de son «entorse de l’acromio(-claviculaire)».

Finaliste malheureuse en -70 kg, Margaux Pinot, montée seulement l’année dernière dans cette catégorie, a failli créer la surprise dimanche avant de s’incliner sur pénalité face à la Japonaise Yoko Ono.

Avec cinq podiums sur ce week-end parisien, les Bleues sont dans leurs standards à Bercy.

Une équipe masculine en reconstruction

Zéro pointé en revanche à Bercy pour l’équipe de France masculine qui n’obtient aucun podium à Paris en l’absence du double champion olympique Teddy Riner, en phase de reprise après son année sabbatique. Une situation inédite depuis que Paris a rejoint en 2009 la liste des quatre tournois du Grand Slam au calendrier.

Même si Axel Clerget, médaillé de bronze en -90 kg aux Mondiaux en septembre, aurait pu prétendre à un résultat sans la blessure à un ischio-jambier qui l’a contraint à l’abandon en quart de finale.

«Je ne peux pas me satisfaire de ce bilan», a admis le directeur des équipes de France Stéphane Traineau à l’issue du tournoi. «L’équipe est toujours en reconstruction. Ce n’est pas le niveau du tournoi de Paris mais on sent que les choses sont en train de bouger», a-t-il estimé.

A un an et demi de ses Jeux olympiques de Tokyo, le Japon a lui encore dominé la concurrence dimanche avec 8 podiums et porté sa moisson sur ce week-end parisien à 15 podiums, dont 5 victoires.

Plus parlant encore, sur les 14 catégories disputées samedi et dimanche, l’équipe japonaise n’a été absente que de 12 podiums.

Cette 45e édition du tournoi de Paris a enfin corrigé une anomalie: l’immense Idalys Ortiz, vice-championne du monde cubaine qui sera en quête d’une quatrième médaille olympique à Tokyo, a fini par inscrire son nom au palmarès du Grand Slam parisien après six podiums en dix ans.

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