Sports Award 2018: Julien Paul et Roilya Ranaivosoa lauréats de la 33e édition

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Photo de famille des différents lauréats récompensés hier, le samedi 9 février, au «Caudan Art Centre».

Photo de famille des différents lauréats récompensés hier, le samedi 9 février, au «Caudan Art Centre».

Le badiste Julien Paul et l’haltérophile Roilya Ranaivosoa sont sacrés, hier, le samedi 9 février, au Caudan Arts Centre, meilleurs sportifs de l’année 2018. Ils succèdent ainsi au kickboxer Fabrice Bauluck et la judokate Christianne Legentil, lauréats de la 32ème édition.

Comme les autres athlètes récompensés à cette grande fête de la famille sportive, Julien Paul et Roilya Ranaivosoa voient leurs performances célébrées dignement, devant un parterre d’invités, dans la salle de réception du Caudan Arts Centre.

Dans son allocution de circonstance, Sarah Rawat Currimjee, présidente du Mauritius Sports Council (MSC), a d’abord une pensée pour ceux qui n’ont pas été nominés mais qui ont représenté leur pays. Se référant aux principaux protagonistes de la National Sports Awards (NSA), elle est très claire quant à l’idée qui prime derrière la cérémonie d’hier : «Nous sommes là pour célébrer l’excellence, la rigueur et les sacrifices consentis pendant toute la saison par les athlètes». Elle est d’avis que le sport est une école de la vie qui porte des valeurs fortes : la rigueur, la discipline, la persévérance, le respect de soi et d’autrui, entre autres.

La chairperson du MSC n’oublie pas de mentionner l’importance de la culture sportive et des activités sportives qui, à sa grande tristesse dit-elle, ne sont pas encore très présentes dans l’esprit d’un certain nombre de Mauriciens. Dans ce sens, le MSC, avec l’aide du gouvernement, travaille à l’essor d’une politique nationale du sport. Ce qui devrait aider, entre autres, à prévenir des maladies et quelques fléaux tel l’alcoolisme.

Tout juste après ce discours, Stephan Toussaint, ministre de la Jeunesse et des Sports, met l’emphase sur la signification profonde du National Sports Award : «Le gouvernement veut témoigner sa reconnaissance aux sportifs et les encourager à gagner d’autres médailles à d’autres compétitions dont les Jeux des Îles de l’océan Indien ». Lesquels, rappelons-le, se tiendront dans un peu plus de cinq mois sur notre sol.

Le ministre des Sports souhaite d’ailleurs que les athlètes se servent des JIOI comme «tremplin pour des compétitions internationales plus prestigieuses». Dans cet ordre d’idées, concède-t-il, le MJS a mis sur pied un comité qui réfléchit déjà aux JO de Paris en 2024. «Dominique Filleul (NdlR, directeur de City Sport Ltée) préside ce comité qui a pour principal objectif d’identifier les sportifs qui peuvent remporter une médaille olympique ; nous voulons que vous visiez toujours plus loin et plus haut», dit-il.

Les propos du ministre ne devraient pas être pris à la légère. Surtout lorsque l’on sait que Maurice compte, parmi les athlètes récompensés aux NSA 2018, Terence Saramandif, médaillé d’or aux Jeux olympiques de la Jeunesse en octobre 2018 à Buenos Aires ou Noémi Alphonse, handisportive actuellement deuxième mondiale au 100 m en fauteuil (T54) et excellente candidate au niveau paralympique …

Tous ces efforts requièrent un investissement moral et financier. Stephan Toussaint n’omet pas de dire au public que le MJS a un engagement financier tournant autour de Rs 70 millions pour les athlètes et qu’une enveloppe de Rs 1,5 million est versée sur une base mensuelle à tous les sportifs mauriciens de haut niveau.

En attendant Paris 2024, les prochains JIOI sont le rendez-vous à ne pas manquer. «Ce seront des JIOI 5 étoiles», affirme le ministre des Sports. C’est tout le mal que l’on souhaite aux athlètes et au public mauricien…

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