Quatre lauréates : le sursaut d’une «école de la campagne»

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(De g. à dr.) Shania Wan-Bok-Nale, Cathy Chue Chong Chee, Nehal Bissessur et Ritika Kullen.

(De g. à dr.) Shania Wan-Bok-Nale, Cathy Chue Chong Chee, Nehal Bissessur et Ritika Kullen.

Il a de quoi en être fier. «Une école située à la campagne arrive à avoir quatre lauréates», lance Nowkeswar Persand, le recteur du collège Droopnath Ramphul. Si depuis 2012 l’établissement produit une lauréate chaque année, la cuvée 2018 s’est démarquée avec quatre boursières. Ce qui fait dire à Nowkeswar Persand que «cela démontre qu’elles peuvent travailler et entrer dans la compétition».

Shania Wan-Bok-Nale, boursière dans la filière scientifique, confie être «passée par des moments très durs l’année dernière. Mais j’ai pu tout surmonter». La jeune fille, dont le père est homme au foyer et la mère travaille dans le secteur bancaire, ne sait pas encore de quoi sera fait son avenir. Elle envisage d’aller étudier au Canada. «Je tiens à remercier ma famille pour leur soutien, surtout qu’à aucun moment, ils ne m’ont mis la pression.»

Fille de cordonnier, Cathy Chue Chong Chee peine à croire qu’elle est lauréate dans la filière technique. «Je ne l’ai pas cru en entendant mon nom à la radio.Surtout que les examens n’ont pas été faciles.» Ses pensées vont vers ses enseignants. «Je dois aussi dire merci à mes amis et surtout à mes parents qui ont toujours cru en moi.» La Flacquoise ajoute que ses sacrifices ont payé. Quid de son avenir ? Elle n’est toujours pas fixée.

 En ce qui concerne la filière Économie, le collège a obtenu deux boursières, nommément Ritika Kullen et Nehal Bissessur. Au dire de la première nommée, la spiritualité est pour beaucoup dans son sacre. «Cela m’a permis de gérer mon stress.» Ritika Kullen, dont le père est policier et la mère enseignante, a appris la nouvelle sur son lieu de travail. «Je suis une formation actuellement à KPMG. Ce sont mes collègues qui m’ont annoncé que j’ai décroché une bourse.» Elle ne sait pas si elle va poursuivre ses études à Maurice. «Mais ce sera très certainement dans le domaine de la comptabilité

Pour Nehal Bissessur, c’est un rêve devenu réalité. «Dès la Form I, je voulais devenir lauréate. Aujourd’hui, j’y suis parvenue.» Cette bourse, dit-elle, viendra soulager les finances de sa famille – son père est chauffeur et sa mère travaille dans le domaine de la vente. «Ils ont fait beaucoup de sacrifices pour me voir réussir. Je vais désormais pouvoir alléger ce fardeau. Surtout que j’ai aussi un petit frère qui est encore à l’école.» Elle pense poursuivre ses études à l’institut Charles Telfair.

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