Mondiaux de ski: «Papy» fait rimer Clarey avec Are

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Le podium du super-G des Mondiaux de ski à Are en Suède, le 6 février 2019 (de g. à d.): le Français Johan Clarey (2e), l'Italien Dominik Paris (1er) et l'Autrichien Vincent Kriechmayr (2e ex-aequo).

Le podium du super-G des Mondiaux de ski à Are en Suède, le 6 février 2019 (de g. à d.): le Français Johan Clarey (2e), l'Italien Dominik Paris (1er) et l'Autrichien Vincent Kriechmayr (2e ex-aequo).

Le vétéran Johan Clarey a apporté à la France sa première médaille aux Championnats du monde de ski alpin d’Are (prononcez «Oré») en Suède, en terminant 2e du super-G derrière l’Italien Dominik Paris.

A 38 ans, Clarey devient le plus vieux médaillé aux Mondiaux avec sa première médaille internationale.

Le clan français jubile et lance ainsi parfaitement sa quinzaine suédoise après des débuts ratés pour les filles la veille en super-G (aucune dans le top 15): les quatre Bleus réalisent mercredi un tir groupé avec Adrien Théaux (5e), Brice Roger (7e) et Nils Allègre (14e).

«Papy», l’un des surnoms de Clarey en équipe de France, avait ciblé le super-G comme sa meilleure chance de médaille, et il a vu juste. Sa breloque en argent vient couronner la meilleure saison de sa longue carrière après notamment un podium dans la mythique station de Kitzbühel en janvier (2e), déjà en super-G.

Clarey termine ex aequo avec l’Autrichien Vincent Kriechmayr (27 ans), qui décroche également sa première médaille internationale.

Sous les fin nuages et dans le froid de la station du Jämtland, les deux ont buté à 9/100e de l’Italien Dominik Paris, qui continue sur la lancée d’une saison magnifique, après avoir gagné notamment les renommées descentes de Bormio (Italie) en décembre puis de Kitzbühel (Autriche) en janvier.

Personnage à l’histoire tortueuse - il a perdu son frère en 2013 dans un accident de moto - Paris, qui a été un temps berger et chante maintenant dans un groupe de métal, empoche sa 2e médaille mondiale après l’argent sur la descente en 2013. Et s’annonce comme l’un des favoris pour la descente de samedi.

Face au paysage époustouflant magnifié par le lac gelé Aresjön, les spectateurs étaient plus nombreux que la veille pour apercevoir le Norvégien Aksel Lund Svindal.

Svindal a pourtant raté l’avant-dernière course de sa carrière en terminant 16e, lui qui a pourtant gagné deux de ses cinq couronnes mondiales à Are en 2007. Il a annnoncé qu’il prendrait sa retraite après la descente de samedi, usé physiquement à 36 ans.

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