Fête du Printemps: des gâteaux intergénérationnels

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La grand-mère a su transmettre ses talents culinaires à son petit-fils.

  La grand-mère a su transmettre ses talents culinaires à son petit-fils.  

C’est dans l’une des nombreuses ruelles de Chinatown que se trouve la boutique de la famille Chu Fung Leung. Il n’est guère difficile de repérer l’établissement. Ce ne sont pas les portes rouges, qui attirent en premier notre regard, mais le nombre de clients, qui attendent dans la ruelle pour être servis. On se faufile parmi eux pour essayer de parler aux gérants de l’établissement. Aussitôt le seuil franchi, c’est un parfum de sucrerie et de gâteaux fraîchement préparés qui nous chatouille les narines. Le local est petit mais déborde de multiples et de divers gâteaux. Ici, les gato la cire de toutes dimensions, là des gato cravate et plus loin, une multitude de chipeks attendant d’être frits pour le plus grand plaisir des gourmands. À voir toutes ces friandises, l’eau nous vient immédiatement à la bouche. Toutefois, il nous faut prendre notre mal en patience pour pouvoir parler aux propriétaires. Car il ne faut pas faire attendre les clients et c’est entre deux services que Brian Li Kam Wa nous accorde enfin un moment.

En ce temps de célébrations, il est aux côtés de sa grand-mère, Bernadette Chu Fung Leung pour aider à servir les nombreux clients qui défilent dans la boutique au quotidien. «Dans notre famille, nous faisons des gâteaux depuis plus d’un demi-siècle. L’expertise se transmet de génération en génération. Moi, je suis de la 3e génération à mettre la main à la pâte», explique-t-il. S’il confie avoir une autre activité professionnelle, Brian Li Kam Wa n’hésite jamais à venir aider sa famille. «Il est important de perpétuer et de transmettre la culture pour qu’elle ne se perde pas», soutient-il. Et au moment où le petit local ne désemplit pas, sa grand-mère est plus qu’heureuse de l’aide qu’il lui apporte.

Outre de se retrouver à la boutique, Brian Li Kam Wa avoue qu’il aide également à la confection des gâteaux. «Toute la famille s’y met pour pouvoir satisfaire les clients», souligne-t-il. À sa grand-mère d’ajouter que «certains gâteaux prennent du temps à être préparés. Le gato la cire prend plus de six heures pour cuire», explique-t-elle.

Une dame chargée d’un lourd carton essaie de pénétrer à l’intérieur du local. Les clients s’avancent pour la laisser passer. Elle se faufile à l’arrière de la boutique. À son passage, un parfum de gato ginseli fraîchement préparés se fait sentir et les clients trépignent d’impatience en attendant d’être servis.

La variété

La particularité de l’établissement de la famille Chu Fung Leung ne réside pas seulement dans la variété de gâteaux proposés ni dans la qualité de leurs produits. Au fil des années, ils ont su se démarquer en ne se cantonnant pas aux gâteaux traditionnels et en proposant des friandises de diverses saveurs.

Sur les étals, on retrouve des gato lagomme parfumés à la fraise, à l’amande ou encore au sésame. Plus loin, Brian Li Kam Wa présente des petits gâteaux fourrés à la papaye et aux noix. Même le traditionnel gato la cire a pris une autre allure.«Ils sont spéciaux», souligne Bernadette Chu Fung Leung, sans toutefois vouloir dévoiler les ingrédients qu’ils contiennent. Imprimé d’une effigie symbolisant les meilleurs voeux, ils trônent non loin des autres gato la cire traditionnels.

Les friandises de la famille Chu Fung Leung attirent tous les Mauriciens. «Il n’y a pas que les personnes de la communauté chinoise qui sont nos clients», précise Brian Li Kam Wa. Comment en effet résister à ces sucreries si attirantes ? C’est là toute la beauté de notre île multiraciale et multiculturelle.

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