Gilets jaunes: à Morlaix, deux interpellations, deux policiers blessés

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Des manifestants

Des manifestants "gilets jaunes" cibles de jets de lacrymogènes, le 2 février 2019 à Morlaix

Deux personnes ont été interpellées samedi à Morlaix, rendez-vous régional des «gilets jaunes», au moment où des manifestants ont tenté de forcer un barrage policier près de la sous-préfecture, ont constaté des journalistes de l’AFP, la préfecture évoquant deux policiers blessés.

Selon la préfecture du Finistère, deux policiers ont été blessés et deux manifestants interpellés. L’un d’entre eux était blessé à la tête, a constaté l’AFP.

Plusieurs centaines de «gilets jaunes» s’étaient rassemblés à la mi-journée sous un grand soleil dans le centre de Morlaix pour réclamer la démission du président Emmanuel Macron, davantage de «pouvoir d’achat», mais aussi la fin des «violences policières».

Parmi les manifestants, certains portaient ainsi des bandages sur la tête ou les membres tâchés de rouges et symbolisant les violences policières. «Soutien à nos blessés, stop aux mutilations», pouvait-on lire sur une pancarte.

«Macron démission, Macron démission», ont scandé les manifestants en rejoignant le centre-ville en début d’après-midi, à l’occasion de cette 12e journée de mobilisation. Plusieurs vitrines étaient protégées par des panneaux en bois.

Arrivés au niveau de la sous-préfecture, des manifestants ont lancé des projectiles en direction des forces de l’ordre qui protégeaient l’accès au bâtiment, et tenté de forcer le barrage. Les policiers ont aussitôt répliqué en faisant usage de gaz lacrymogène.

«On espère revenir ce soir sains et saufs, avec tous nos membres et nos yeux», indique Claudie 56 ans, une saisonnière au chômage, un oeil symboliquement caché par un bandage sous des lunettes de vue. «Je suis là pour le pouvoir d’achat aussi, pour vivre et non survivre», ajoute-t-elle.

«Je prône la non violence», assure Marie-Lou, 66 ans, nez rouge au milieu du visage, croisée elle aussi dans le cortège. «Il faudrait que tout le monde se mette un nez rouge, tout irait mieux».

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