Des milliers d’anti-avortement manifestent à Paris

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Manifestation d'opposants au droit à l'avortement à Paris, le 20 janvier 2019

Manifestation d'opposants au droit à l'avortement à Paris, le 20 janvier 2019

Plusieurs milliers de personnes, dont beaucoup de jeunes, ont commencé dimanche à défiler à Paris pour la 13e «Marche pour la vie», en opposition à l’avortement, a constaté l’AFP.

«Vivre est un droit», «IVG: dire la vérité, c’est dissuader», «Protéger le faible, ça c’est fort», proclament les différentes pancartes dans un cortège qui a quitté la Porte Dauphine en direction du Trocadéro.

Les manifestants, dont beaucoup évoquent les 220.000 enfants «empêchés de naître» chaque année (216.700 avortements ont été pratiqués en France en 2017, un chiffre stable depuis 2001), portent des foulards bleus où l’on peut lire: «En marche pour la vie 20 janvier 2019».

«Macron, Macron, touche pas aux embryons», scandent-ils notamment, derrière une banderole de tête affirmant «la vie n’offre aucune garantie, l’avortement ne laisse aucune chance».

Convaincu de réunir «cette année beaucoup de monde», dans la «contexte» du mouvement des «gilets jaunes», Nicolas Sévillia, délégué général de la Marche, a expliqué qu'«au-delà de la «détresse sociale», c’est «aussi une souffrance immatérielle» qui s’exprime.

La marche d’aujourd’hui est «l’acte premier de la mobilisation citoyenne contre la révision de la loi bioéthique», a-t-il ajouté.

La Procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes, «c’est l’arbre qui cache la forêt», des choses «beaucoup plus graves» figurent dans le projet de révision, a abondé Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Lejeune. Pour lui, le gouvernement envisage «le traitement des gamètes» et «l’utilisation de l’embryon dans la recherche».

Viviane Lambert, qui contestera lundi lors d’une nouvelle audience à Châlons-en-Champagne la procédure d’arrêt des soins pour son fils Vincent, en état végétatif depuis dix ans, s’est déclarée «très impressionnée de voir tout ce monde pour défendre la vie». «Nous commençons à être usés par cette histoire de fin de vie mais Vincent résiste et nous résisterons avec lui jusqu’au bout», a-t-elle ajouté.

Un sénateur argentin, Mario Fiad, a pris la parole en début de rassemblement pour «soutenir» la marche. Le Sénat argentin a voté en août contre l’avortement, après des débats marqués selon lui par de «très fortes pressions» venant d’organisations internationales.

La «Marche pour la vie» n’est «pas confessionnelle» mais la nonciature apostolique (ambassade du Saint-Siège) à Paris a transmis, selon les organisateurs, un message d’encouragement du pape François

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