Chagos: les tortues de mer marquées à des fins scientifiques

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La tortue imbriquée, qui évolue dans la «Marine Protected Area» des Chagos, est en danger critique.

La tortue imbriquée, qui évolue dans la «Marine Protected Area» des Chagos, est en danger critique.

Deux espèces sont concernées par cet exercice. Il s’agit des tortues imbriquées et des tortues vertes qui évoluent dans la Marine Protected Area de la British Indian Ocean Territory autour de l’archipel des Chagos. Une campagne de marquage est en cours. L’exercice est financé par la fondation Bertarelli qui milite pour la conservation des espèces marines et la recherche scientifique.

C’est la seconde fois qu’une expédition de cette ampleur est conduite par des experts à Diego Garcia. En décembre dernier, une des expertes, Nicole Esteban, a fait connaître les dernières nouvelles sur son travail fait sur place. Dans une revue publiée par le Chagos Conservation Trust, la chercheuse en biologie marine fait ressortir qu’une équipe s’est lancée à la recherche de nids de tortues imbriquées et de tortues vertes.

«… Deux espèces qui sont en danger critique», souligne la scientifique. Un fait surprenant, selon les retombées publiées par l’experte, c’est que les tortues imbriquées font leur nid le jour et sortent de l’eau lorsque la marée est haute. Ce qui fait que les scientifiques ont organisé leur expédition en fonction de ce fait, sur 2,8 kilomètres de plage au sud-est de Diego Garcia. Cette partie de l’île est très prisée par ces espèces de tortues de mer.

«Nous avions la chance d’avoir 50 volontaires, ce qui nous a aidés à faire le marquage», soutient le Dr Nicole Esteban. D’une durée de deux heures, l’exercice a été mené dans le respect des espèces. «Premièrement, la carapace de la tortue est nettoyée et poncée. Ensuite, le marquage y est fixé à l’aide d’une peinture époxy. Ensuite, une peinture antisalissure est appliquée. Bien sûr, les tortues étaient à l’ombre et leur carapace, leur tête et leurs épaules étaient mouillées régulièrement», poursuit-elle. À savoir que la peinture est celle généralement utilisée sur les coques de bateau, empêchant aux organismes aquatiques de se fixer à la structure.

À terme, cet exercice devrait permettre aux chercheurs de comprendre le comportement des tortues dans la zone protégée et de savoir si les espèces sont réellement protégées comme il se doit dans le parc marin. Ces marquages leur permettront de faire un suivi des tortues par satellite, rendant ainsi visible le tracé de leur migration.

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