Maisons de la NHDC à Cottage: doléances à la pelle

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La famille Murthen espère que la NHDC va lui rembourser la somme utilisée pour la pose du carrelage, qui n’a pu se terminer car le sol «s’effritait».

La famille Murthen espère que la NHDC va lui rembourser la somme utilisée pour la pose du carrelage, qui n’a pu se terminer car le sol «s’effritait».

La famille Murthen frappe à toutes les portes depuis une semaine. Selon elle, sa maison achetée à Cottage auprès de la National Housing Development Company (NHDC) ne correspond pas aux normes. Idem pour Veena Humanee et Arjun Ramnojun, qui évoquent les frais supplémentaires qu’ils devront encourir pour des travaux dans leur nouvelle «smart residence».

En juin, Ranjiva Murthen a effectué son premier paiement auprès de la NHDC pour l’obtention d’une maison sociale à Cottage. «Le 19 décembre, mon épouse a signé le contrat et a obtenu la clé de notre nouvelle maison», confie Ranjiva Murthen. Dès lors, l’objectif principal de la famille était d’y poser du carrelage.

«Nous voulions tout terminer afin d’aller y vivre d’ici la fin de janvier.» Toutefois, grande a été sa surprise quand son maçon lui a fait comprendre que le sol ne correspondait pas aux normes pour la pose des carreaux céramiques. «Tout se cassait dès que l’on tapait le marteau dessus, comme du biscuit. Le maçon nous a dit qu’il n’y avait pas de colle dans le sol», indique-t-il.

Son épouse Nalini Murthen avance que les dépenses qu’ils ont encourues depuis ont atteint Rs 35 000. «Nous avons dû tout stopper. Cela revenait trop cher.» Elle fait ressortir que quand elle a pris les clés de la maison, elle a seulement vérifié si les fenêtres s’ouvraient et se refermaient. «Je ne pensais pas qu’il fallait aussi vérifier le sol.» À présent, la famille espère que la NHDC va lui rembourser la somme qu’elle a investie dans la pose du carrelage dans sa maison.

De son côté, le directeur de la NHDC, Gilles L’Entêté, campe sur sa position. «Toutes les maisons correspondent aux normes.» Évoquant le sujet du béton lissé sur le sol, il avance que «la procédure veut que ce revêtement soit placé dans les maisons pour les personnes qui ne peuvent se permettre de poser du carrelage».

S’agissant du prix de la maison, le directeur de la NHDC souligne que la famille n’aura pas à verser les Rs 1,5 million demandées mais uniquement Rs 600 000. «Le gouvernement subventionne 2/3 de cette maison. Il faut à présent que le propriétaire fasse un effort de son côté.»

Les Murthen se sont aussi interrogés par rapport à un espace vide qui se trouve à l’étage. Gilles L’Entêté soutient que cela a été fait au cas où les propriétaires de ces maisons voudrait agrandir. «Ils n’auront qu’à y faire un escalier et continuer la construction à l’étage.» Il confie que les demandes auprès de la NHDC pour l’obtention d’une maison ne cessent de croître. «Et l’on essaie de satisfaire tout le monde.» La cérémonie de remise des clefs de ces maisons est prévue dans les prochains mois.

«Partou kloké»

De son côté, la Smart Residence de Cottage n’est pas au goût de ses proprietaries Veena Humanee et Arjun Ramnojun. Il y a cinq, voire six ans, qu’ils ont entamé des démarches pour l’obtention d’une maison, disent-ils. En décembre dernier, ils ont reçu un appel de la NHDC et on leur a demandé d’effectuer le dépôt requis.

Veena Humanee et Arjun Ramnojun regrettent de ne pas avoir lu le contrat de la maison de la NHDC qu’ils ont obtenue, à Cottage.

«Nous avons placé Rs 60 000 pour la maison. Excluant les frais du notaire qui sont eux de Rs 17 745. À aucun moment, on ne nous a montré le contrat. C’est le notaire même qui l’a lu à haute voix», déclare Veena Humanee. Si le jeune couple a d’abord été emballé en voyant l’extérieur de la maison, ils ont vite déchanté.

«Après avoir fait le ménage, nous avons découvert plusieurs problèmes : les fenêtres laissent entrer l’eau, et la porte est cabossée. Partou kloké ek akoz sa mo pa pou kapav met marb», déclare Arjun Ramnojun, indigné. Le couple, qui voulait emménager dans leur nouvelle maison à la fin du mois, devra prendre son mal en patience. «Notre budget est déséquilibré depuis que nous avons vu la quantité de travaux qui doivent être faits.»

Ce qui révolte le plus Arjun Ramnojun, ce sont les conditions de la NHDC. «Nous disposons d’un délai de trois mois pour installer dans cette maison. On nous a mis la pression pour que nous trouvions l’argent nécessaire pour venir y vivre.» D’ajouter qu’ils attendent les représentants de la firme pour leur faire part de leurs doléances.

Sollicité, le directeur de la NHDC, Gilles L’entêté, soutient que le nécessaire sera fait d’ici peu.

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