Alimentation: Foodwise lutte contre le gaspillage afin de nourrir des enfants

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Depuis 2016, plus de 100 000 repas ont été distribués dans le cadre de cette initiative.

Depuis 2016, plus de 100 000 repas ont été distribués dans le cadre de cette initiative.

Fini le temps où de grandes quantités de nourriture de bonne qualité finissent dans les poubelles. Alors que certains n’ont rien à manger, des aliments ne peuvent trouver consommateur à cause du surplus ou parce que la date de péremption est proche.

Cette incongruité est désormais réglée grâce à une entreprise sociale, FoodWise. Ses activités consistent en la redistribution de nourriture gaspillée d’hôtels / supermarchés / restaurants / grossistes vers des écoles défavorisées ou des organisations non gouvernementales (ONG).

«Dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, il est estimé que 25 % des achats sont gaspillés», explique Rebecca Espitalier-Noël, cofondatrice de cette société avec six autres volontaires. «Cette situation est inadmissible, quand on sait que plus de 6 % des Mauriciens souffrent de malnutrition et que le gaspillage alimentaire est le deuxième plus gros émetteur de gaz à effet de serre dans le monde.»

L’organisation des activités de FoodWise repose sur trois principaux piliers. Le premier, appelé «food donor» (donateur) est un hôtel, supermarché, restaurant, qui stocke dans les meilleures conditions possible la nourriture qui n’a pas été consommée. Le deuxième est le «food transporter» (transporteur), qui est un fournisseur du donateur ou un volontaire, qui collecte la nourriture gaspillée et la dépose chez un «food receiver» (bénéficiaire), le troisième acteur. Une école défavorisée ou une ONG, qui récupère la nourriture et la sert aux enfants.

«Depuis 2016, les activités de partage de nourriture qui allait être gaspillée à Maurice ont permis de redistribuer plus de 100 000 repas soit l’équivalent de 25 000 kg de nourriture et d’économiser 50 000 kg de CO2.»

Le rôle de FoodWise est de connecter, grâce à un «framework légal», ces trois acteurs autant que possible. Son objectif est qu’à la fin de 2019, des accords aient été conclus avec 25 donateurs afin de nourrir 2 000 enfants dans des écoles défavorisées ou ONG par semaine.

FoodWise souhaite que les donations se fassent en toute sécurité. Rebecca EspitalierNoël cite quelques mesures prises afin de s’en assurer. «Nous nous assurons que les donations sont labélisées avec leur date d’expiration, les allergies alimentaires et les croyances religieuses. Nos partenaires sont aussi très attentifs au maintien de la chaîne du froid ainsi qu’à l’interdiction de donner certains produits tels que les pâtisseries réfrigérées à base de crème pâtissière ou de chantilly. Pour protéger nos partenaires nous avons, avec un cabinet légal que nous remercions par la même occasion, travaillé sur deux documents légaux : un mémorandum d’entente, qui est signé par le ‘food donor’, le ‘food transporter’, le ‘food receiver’ et FoodWise, ainsi d’un document de renonciation signé par le récipiendaire ainsi que tous les parents ou représentants légaux des enfants.»

Elle ajoute que «depuis 2016, les activités de partage de nourriture qui allait être gaspillée à Maurice ont permis de redistribuer plus de 100 000 repas soit l’équivalent de 25 000 kg de nourriture et d’économiser 50 000 kg de CO2». Cela a été permis grâce aux partenariats de FoodWise avec plus de dix donateurs tels Paradis Beachcomber, Winners, Lux Le Morne, ABC Foods, ou encore Vida E Caffe, des transporteurs comme Panagora et des récipiendaires tels que la Cité Sainte Catherine, l’ONG Passerelle, l’école RCA de Case-Noyale ou encore la Communauté du Chemin Neuf.

«Le projet pilote dont nous sommes le plus fiers est celui réalisé avec le Paradis Beachcomber. Grâce à l’aide de Panagora, il distribue un repas complet et équilibré deux fois la semaine à 170 enfants de l’école primaire RCA de Case-Noyale. Avec l’entrée en scène de LUX* Le Morne, les enfants auront désormais à manger tous les jours», explique Rebecca Espitalier-Noël.

«Le projet pilote dont nous sommes le plus fiers est celui réalisé avec le Paradis Beachcomber. Grâce à l’aide de Panagora, il distribue un repas complet et équilibré deux fois la semaine à 170 enfants de l’école primaire RCA de Case-Noyale.»

Une filiale de FoodWise a déjà été installée à Madagascar par une des cofondatrices, Julia Venn. L’équipe travaille activement sur des activités parallèles pour que FoodWise puisse s’autofinancer. Elle est en train de créer une application mobile afin que les produits non consommés par des restaurants ou supermarchés soient rachetés à prix réduits par les consommateurs. Ayant reçu l’intérêt de plusieurs investisseurs, FoodWise compte s’étendre très bientôt sur le marché africain.

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