Nouveau métier: sous l’influence de Poonam Manick et Lina Lindholm

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Lina Lindholm (à g. et ci-dessous à g.) et Poonam Manick donnent leur avis à leurs «followers» sur tout ce qui a trait à leur domaine de prédilection qu’est la mode.

  Lina Lindholm (à g. et ci-dessous à g.) et Poonam Manick donnent leur avis à leurs «followers» sur tout ce qui a trait à leur domaine de prédilection qu’est la mode.  

Poonam Manick et Lina Lindholm sont deux influenceuses beauté et «lifestyle» qui ont fait des réseaux sociaux un métier. Alors que la première organise une rencontre avec ses abonnés à SoFlo ce samedi après-midi 12 janvier, l’autre a créé le buzz avec des vidéos qu’elle a postées la semaine dernière sur lesquelles on la voit ramasser des ordures sur une plage de l’Est. Qu’est-ce qu’un influenceur et pourquoi cette carrière attire de plus en plus ?

Qui sont-elles ?

Suédoise de naissance, Lina Lindholm, plus connue comme «linaxmuse» sur son compte Instagram, a vécu les six premières années de sa vie en Grèce. «J’ai fait carrière dans la mode en tant que Visual Merchandiser puis j’ai déménagé à Paris il y a cinq ans car j’ai eu un coup de cœur pour cette magnifique ville», raconte-t-elle.

Des rêves, elle en avait plein la tête, comme travailler pour une maison de haute couture française. Difficile toutefois d’évoluer dans la capitale française lorsqu’on ne parle pas français et qu’on ne possède pas de contacts. Son salut lui est venu du monde du mannequinat. «Cela m’a ouvert plusieurs portes», explique l’influenceuse.

La mode est aussi un univers que connaît bien Poonam Manick. Pour cause, la Française née de parents mauriciens a été élue seconde dauphine de Miss India France en 2010 alors qu’elle était encore étudiante en marketing. «J’ai aimé le monde de la mode et l’événementiel mais j’ai tout de même tenu à finir mes études», précise l’influenceuse et consultante en marketing numérique.

Adeptes de mode et de voyages

Comment ont-elles atterri dans l’univers des influenceuses ? Pour Poonam Manick, l’incursion s’est faite un peu par hasard. «Je travaillais en tant que chargée de promotion lorsque j’ai décidé de créer mon blog et mon compte Instagram. Je partageais mes ‘looks’, mes produits de beauté ‘coup de cœur’ entre autres et au fil des jours j’ai vu mon nombre d’abonnés exploser», relate notre interlocutrice. Aujourd’hui, celle que l’on connaît comme «hazel_parisian» sur Instagram, YouTube et son site Web, a plus de 10 000 abonnés.

Pour Lina Lindholm, c’est plutôt le métier qui est venu la chercher. «Je ne l’ai pas cherché mais j’adore. Comme j’ai beaucoup voyagé et travaillé avec différentes marques, cela m’a donné une grande visibilité sur les réseaux sociaux, ce qui a encouragé les gens à me suivre», explique la jeune femme de 27 ans.

Le succès est tel que plusieurs marques font appel à elle. Toutefois, malgré son enthousiasme, Lina Lindholm avoue être très sélective vis-à-vis des marques qui souhaitent se faire représenter par elle. C’est que la jeune femme veut «rester crédible» vis-à-vis de ses followers.

Lina Lindholm compte à ce jour plus de 100 000 abonnés. D’autre part, ce qui a boosté sa popularité, c’est sa participation à l’émission Les Reines du Shopping sur la chaîne française M6, diffusée en mai 2018.

Influenceuse, un travail créatif et assidu

Le métier d’influenceuse demande beaucoup d’imagination et de persévérance. Pour Poonam Manick, ce métier consiste à donner son avis sur tout ce qui concerne son domaine, en l’occurrence la mode et le lifestyle. «Une influenceuse inspire ses abonnés et tout est basé sur une relation de confiance», avance-t-elle.

Même son de cloche du côté de Lina Lindholm qui ajoute qu’il est important d’être constamment organisé et discipliné tout en restant in touch avec ses partenaires, ses followers, la presse voire d’autres influenceurs. «C’est un travail sans relâche!» soutient-elle.

D’ailleurs, ce sont l’assiduité et la régularité qui les rendent populaires. «J’adore créer des ‘looks’ que je poste régulièrement depuis quelques années maintenant sur mon blog et mon compte Instagram et je pense que c’est ma régularité qui a payé !» renchérit Poonam Manick.

Inspirer les gens

«Rather inspire than impress.» C’est souvent le slogan des influenceurs. Une devise qui en dit long sur leur importance grandissante dans la sphère numérique et la vie de tous les jours. Tout en mettant plein la vue, ils essaient d’inciter les gens à s’inspirer de leur manière de vivre, de s’habiller et de consommer.

Lina Lindholm cible particulièrement les jeunes et la mode mais aussi certaines causes, comme l’écologie. «Je donne mon avis et des conseils sur tout ce qui a trait à la mode. Je suis toutes les Fashion Weeks et je me tiens au courant des dernières tendances.» Son feed n’inclut pas uniquement le glamour. Elle partage aussi ses défauts et imperfections avec sa communauté pour montrer que la vie n’est pas faite uniquement de paillettes.

Poonam Manick estime, pour sa part, qu’un influenceur peut aider à surpasser nos complexes. «Je pense que lorsqu’on suit les bonnes personnes, elles peuvent nous apporter de l’inspiration, de la motivation ou encore du baume au cœur au quotidien.»

Les entreprises à l’assaut des influenceurs

Proximité, ciblage, interaction, confiance. C’est ce qui pousse les entreprises à faire appel aux influenceurs. D’ailleurs, comme le fait ressortir Lina, un influenceur peut atteindre des millions de personnes dans le monde entier. «Nous ciblons également des publics spécifiques en se basant sur l’âge, le sexe, les centres d’intérêt ou encore la nationalité.» La confiance est aussi un élément clé qui lie les influenceurs, leurs abonnés et les marques.

Lina Lindholm a par exemple su gagner, haut la main, la confiance des grandes marques comme PUMA, Dior ou encore Sephora. Poonam Manick collabore pour sa part avec L’Oréal et Vichy. Ces derniers l’invitent souvent à leurs événements pour découvrir leurs produits, les tester et donner son avis sur son blog ou Instagram.

Un métier qui rapporte mais…

Oui, l’on peut se faire de l’argent à travers les réseaux sociaux. Toutefois, tous les mois ne se ressemblent pas. «Il n’y a pas de règles dans cette carrière et pas de revenu stable», prévient Lina Lindholm. Cependant, elle a l’opportunité de travailler avec plusieurs marques, ce qui lui permet de vivre à 100 % de son compte Instagram. De son côté, Poonam Manick a un métier en parallèle. Mais elle avoue que son blog lui rapporte aussi de l’argent, il suffit de persévérer.

Selon nos interlocutrices, le métier d’influenceuses a toutes ces chances de se développer à Maurice. D’ailleurs, plusieurs de nos compatriotes ont déjà franchi le pas.

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